Irak: accord avec Halliburton pour deux champs pétroliers
15:38, 05/07/2026, dimanche
AFP

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L'Irak signe un contrat de gestion de champ pétrolier de cinq ans avec HalliburtonL'entreprise américaine Halliburton et la compagnie publique irakienne Basra Oil Company ont conclu un accord dimanche pour l'exploitation de deux champs pétroliers dans le sud de l'Irak, visant à accroître la production nationale d'hydrocarbures.
Accord pour les champs de Bin Omar et Sinbad
Le ministère irakien du Pétrole a officialisé dimanche un partenariat avec le géant américain des services pétroliers Halliburton. Dans un communiqué, l'exécutif a précisé que la compagnie d'État , situés dans la province méridionale de Bassorah. Cette signature intervient dans le cadre d'une stratégie visant à moderniser l'infrastructure extractive du pays.
"Basra Oil Company a signé un accord d'exploitation conjoint avec la société américaine Halliburton pour les champs Bin Omar et Sinbad"
Ambitions de production
Les autorités irakiennes entendent significativement élever leurs volumes d'extraction grâce à ce contrat. Le ministre du Pétrole, Bassem Khodeir, a souligné que cet accord s'inscrivait dans le cadre des ambitions de Bagdad
"d'augmenter la production de pétrole et de gaz"
. Selon ses estimations, le champ Bin Omar devrait permettre d'extraire 150 000 barils par jour supplémentaires d'ici cinq ans, tandis que le site de Sinbad devrait contribuer pour 80 000 à 100 000 barils quotidiens supplémentaires sur la même période.Contexte géopolitique et décisions de l'Opep+
Cette annonce coïncide avec une décision de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) de relever les quotas de production. L'Irak, aux côtés de l'Arabie saoudite, de la Russie et de quatre autres membres, a voté dimanche cette augmentation, dans un contexte d'apaisement relatif concernant la navigation dans le détroit d'Ormuz. Par ailleurs, cette politique énergétique est soutenue par le nouveau gouvernement dirigé par Ali al-Zaïdi, qui entend diversifier les apports étrangers après des décennies de conflits.
Défis structurels et héritage des guerres
Le Premier ministre al-Zaïdi, reçu mi-juillet à la Maison Blanche, cherche précisément à attirer les investisseurs étrangers pour reconstruire des infrastructures dévastées par les années de guerre, notamment depuis l'invasion américano-britannique de 2003 qui avait renversé Saddam Hussein. Toutefois, avant le début des hostilités au Moyen-Orient à la fin février, l'Irak produisait environ quatre millions de barils par jour et en exportait 3,5 millions quotidiennement, principalement via le détroit d'Ormuz, par où transite habituellement un cinquième du pétrole mondial. Pour rappel, Bagdad tire 90 % de ses recettes budgétaires des exportations de brut.
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