France : polémique après les propos d'Aurore Bergé sur Gaza
15:51, 24/07/2026, vendrediM: Mise à jour: 15:51, 24/07/2026, vendredi
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STEPHANE DE SAKUTINAFP
La secrétaire d'État française chargée de l'égalité, Aurore Berge, prend la parole lors de l'examen du projet de loi sur la protection des mineurs à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 15 juillet 2026.Les déclarations de la ministre française Aurore Bergé affirmant qu'aucun Français juif n'est responsable de la situation à Gaza ont suscité de vives réactions, plusieurs associations rappelant l'existence de plaintes contre des Franco-Israéliens, selon des sources concordantes.
Déclarations d'Aurore Bergé et réactions
Selon des sources concordantes, les propos d'Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, ont été diffusés dans une vidéo publiée par le média Le Crayon, suscitant de vives réactions dans la sphère politique et associative.
La ministre y réagissait à l'interruption d'un concert de la DJ Barbara Butch par des manifestants pro-palestiniens, dénonçant vigoureusement les amalgames visant les citoyens français de confession juive.
"Il n'y a pas un Français juif qui est responsable de la situation à Gaza"
, a-t-elle affirmé dans cette vidéo, selon les mêmes sources.Procédures judiciaires contre des Franco-Israéliens
À la suite de ces déclarations, plusieurs organisations de défense des droits humains ont rappelé l'existence de procédures judiciaires distinctes visant des individus de nationalité franco-israélienne, sans lien avec les citoyens français de confession juive dans leur ensemble.
Selon des estimations citées par ces associations, plus de 6 400 Franco-Israéliens serviraient au sein de l'armée israélienne, certains étant potentiellement impliqués dans des violations du droit international commises dans la bande de Gaza.
Par ailleurs, en avril 2024, quatre associations ont déposé une plainte en France après la diffusion d'une vidéo montrant des Palestiniens maltraités par des soldats israéliens, parmi lesquels figurait, selon les plaignants, un Franco-Israélien.
De plus, en décembre 2024, plusieurs ONG ont saisi la justice française contre un soldat franco-israélien, l'accusant de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité, de génocide et d'actes de torture qui auraient été commis à Gaza.
En juillet 2025, une nouvelle plainte a été déposée contre deux autres soldats franco-israéliens pour des accusations similaires, ont précisé ces organisations.
Témoignages à charge et cas documentés
David Selam, présenté comme un réserviste franco-israélien, a affirmé dans un témoignage public avoir été témoin de violences commises par des soldats israéliens durant son service militaire, déclarant que certains
"tuaient par pur plaisir et désir de violence"
.Par ailleurs, les associations citent également le cas de Nili Kupfer-Naouri, présidente de l'organisation Israel Is Forever et de nationalité franco-israélienne, qui se serait rendue en février 2024 à la frontière de Gaza afin de participer à des actions visant à empêcher l'entrée de camions transportant de l'aide alimentaire vers l'enclave palestinienne.
Issue des procédures
À ce stade, les plaintes déposées donnent lieu à des procédures judiciaires dont l'issue reste à déterminer et ne préjugent pas de la culpabilité des personnes mises en cause, ont indiqué les sources concordantes.
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