Bangladesh : la marche de l'opposition contre les pénuries d'énergie
13:42, 05/09/2026, samedi
AFP

Nahid IslamX
La marche de l'opposition contre les pénuries d'énergieDes milliers de partisans de l'opposition ont entamé samedi une marche à travers le Bangladesh pour dénoncer les pénuries de gaz, d'électricité et d'engrais, dans le premier mouvement d'ampleur visant le Premier ministre Tarique Rahman depuis son élection en février, selon les organisateurs.
Une mobilisation de Dacca à Chittagong
Selon les organisateurs, des milliers de manifestants se sont rassemblés sur une place de la capitale Dacca avant de s'élancer vers la grande ville portuaire de Chittagong, première étape d'un itinéraire ponctué de réunions publiques. La foule, brandissant des drapeaux et scandant des slogans hostiles au gouvernement, entend dénoncer les restrictions qui frappent les foyers bangladais depuis plusieurs mois. Cette manifestation constitue la première mobilisation d'envergure à viser le chef du gouvernement Tarique Rahman depuis sa large victoire aux élections législatives de février dernier.
Reproches cinglants contre l'exécutif
Le numéro un de l'opposition, l'islamiste Shafiqur Rahman, a justifié ce mouvement en rappelant les objectifs poursuivis. "Ce mouvement est destiné à assurer l'approvisionnement de tous en gaz de cuisson et faire en sorte que tous les foyers soient alimentés en élecricité", a-t-il lancé devant ses partisans. Par ailleurs, un responsable du Parti national des citoyens (NCP, opposition), Akhter Hossen, a dénoncé devant les manifestants l'incapacité des autorités à assurer les services de base tout en muselant la liberté d'expression.
Plus précisément, il a affirmé :
"Vous avez échoué à fournir du gaz, de l'électricité et des engrais et vous interdisez même aux gens d'en parler".
Ces déclarations interviennent au lendemain de l'arrestation d'un étudiant accusé d'avoir insulté des responsables gouvernementaux en exprimant sa colère face à la hausse des tarifs de l'électricité.Contexte économique tendu
Le Bangladesh, qui importe 95% de ses besoins en pétrole et en gaz, subit les conséquences directes de la flambée des prix internationaux depuis la fin février. Selon des sources concordantes, la guerre au Moyen-Orient a contraint les autorités à augmenter les tarifs et à rationner la distribution des carburants, du gaz, de l'électricité et des engrais. De plus, la situation économique s'est progressivement dégradée, affectant particulièrement les ménages les plus modestes qui peinent à accéder aux énergies domestiques essentielles.
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