Deux Ghanéens saisissent la CPI pour une enquête sur la xénophobie en Afrique du Sud
16:25, 23/07/2026, jeudi
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La Cour pénale internationale devra désormais déterminer si les éléments présentés dans cette requête justifient l'ouverture d'un examen préliminaire.Deux ressortissants ghanéens ont saisi la Cour pénale internationale (CPI) pour demander l'ouverture d'un examen préliminaire sur les violences xénophobes en Afrique du Sud.
Une plainte pour crimes contre l'humanité
Selon African News, deux citoyens ghanéens ont déposé la semaine dernière une requête auprès de la juridiction internationale basée à La Haye, sollicitant l'ouverture d'un examen préliminaire sur les violences visant les migrants.
Les requérants dénoncent un
"schéma d'attaques généralisées et systématiques"
visant les ressortissants étrangers et estiment que ces violences pourraient constituer des crimes contre l'humanité, accusant par ailleurs les autorités sud-africaines de négligence dans la prévention et la sanction de ces agressions.Victimes et exode forcé
Par ailleurs, plusieurs migrants africains ont trouvé la mort au cours de ces attaques, tandis que d'autres ont été passés à tabac ou ont vu leurs habitations et commerces pillés.
De plus, ces violences auraient contraint des dizaines de milliers de ressortissants africains à quitter l'Afrique du Sud, nombre d'entre eux avant l'échéance officieuse du 30 juin fixée par des groupes hostiles aux migrants pour le départ des étrangers en situation irrégulière.
Les mouvements à l'origine de ces manifestations accusent les migrants venus d'autres pays africains d'être responsables de plusieurs difficultés auxquelles le pays est confronté, notamment la criminalité, le chômage ainsi que la pression exercée sur les écoles et les services publics.
Ils avaient fixé au 30 juin une échéance officieuse pour le départ des étrangers en situation irrégulière.
Réaction des autorités sud-africaines
Un porte-parole du ministère sud-africain des Affaires étrangères a qualifié la requête d'
"opportuniste"
, rejetant implicitement les accusations formulées contre le gouvernement du président Cyril Ramaphosa. Selon lui, le chef de l'État avait précédemment condamné les violences visant les migrants et appelé à ne pas faire des étrangers les boucs émissaires des difficultés économiques et sociales que connaît l'Afrique du Sud.
La plainte reproche spécifiquement à l'exécutif de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour prévenir ces violences et poursuivre leurs auteurs, y compris dans les affaires d'homicides.
Les plaignants estiment que cette inaction caractérise une complicité de fait avec les agresseurs.
Un phénomène structurel
En outre, les violences xénophobes constituent un phénomène récurrent en Afrique du Sud, où les tensions liées au chômage, aux inégalités et à l'immigration alimentent régulièrement des attaques contre les ressortissants d'autres pays africains.
La Cour pénale internationale devra désormais déterminer si les éléments présentés dans cette requête justifient l'ouverture d'un examen préliminaire.
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