Coupe du Monde 2026: le Qatar veut tourner la page du fiasco de 2022

Le Qatar débute sa Coupe du Monde 2026 ce samedi 13 juin face à la Suisse, au San Francisco Bay Area Stadium de Santa Clara. Quatre ans après un Mondial 2022 catastrophique à domicile, les Al-Annabi veulent prouver qu’ils ont progressé. Double champion d’Asie, le Qatar s’appuie sur Akram Afif, Almoez Ali et l’expérience de Julen Lopetegui. Mais face à une Suisse favorite dans le Groupe B, la qualification pour les seizièmes de finale s’annonce difficile.
Quatre ans après un Mondial à domicile totalement manqué, le Qatar retrouve la Coupe du Monde avec une ambition claire: prouver qu’il peut exister loin de Doha. Les Al-Annabi débutent leur Mondial 2026 ce samedi 13 juin face à la Suisse, au San Francisco Bay Area Stadium de Santa Clara, en Californie.
Le coup d’envoi de Qatar - Suisse est programmé à 19h00 GMT, soit 21h00 à Paris et 22h00 en Türkiye. Cette rencontre du Groupe B oppose une sélection qatarie double championne d’Asie à une Suisse expérimentée, habituée des grands rendez-vous internationaux. La FIFA confirme que le match aura lieu le 13 juin au San Francisco Bay Area Stadium.
Qatar - Suisse: un premier test décisif dans le Groupe B
Le Qatar débute son parcours dans un Groupe B relevé, composé de la Suisse, du Canada, pays coorganisateur, et de la Bosnie-Herzégovine. Pour les Al-Annabi, cette première rencontre face à la Suisse peut déjà peser très lourd dans la course à la qualification.
La sélection suisse dispose d’un effectif plus dense, plus expérimenté et davantage habitué au haut niveau européen. Elle reste aussi sur une dynamique solide en compétition officielle, ce qui en fait l’un des favoris naturels du groupe. Reuters souligne que la Suisse aborde ce match en position de force, même si son sélectionneur Murat Yakin refuse de sous-estimer le Qatar.
Le Qatar, lui, veut s’appuyer sur son expérience continentale et sur quelques individualités capables de faire basculer un match. Akram Afif et Almoez Ali seront les deux principales armes offensives d’une équipe attendue dans un rôle d’outsider.
La seule confrontation entre les deux pays remonte à 2018, en amical. Le Qatar s’était alors imposé 1-0 face à la Suisse. Cette référence reste limitée, mais elle rappelle qu’un premier match de Coupe du Monde peut parfois échapper aux pronostics.
Le Qatar veut effacer le souvenir douloureux du Mondial 2022
Le Qatar dispute sa deuxième Coupe du Monde, mais la première obtenue par les qualifications. En 2022, les Al-Annabi avaient participé au tournoi en tant que pays organisateur.
Cette première expérience avait tourné au fiasco. Battu par l’Équateur, le Sénégal puis les Pays-Bas, le Qatar avait terminé dernier de son groupe, sans le moindre point. Il était aussi devenu le premier pays hôte battu lors du match d’ouverture de sa Coupe du Monde.
Cette fois, le contexte est différent. Le Qatar n’est plus seulement l’organisateur d’un événement mondial. Il s’est qualifié sur le terrain et veut montrer que son football a progressé.
La sélection qatarie reste pourtant difficile à situer. Elle domine régulièrement la scène asiatique, mais peine encore à confirmer face aux meilleures nations mondiales. C’est tout l’enjeu de cette entrée en lice face à la Suisse.
Une puissance asiatique, mais une référence mondiale encore fragile
Le Qatar ne peut pas être résumé à son échec de 2022. Sur la scène asiatique, les Al-Annabi ont construit l’un des plus beaux cycles récents du continent.
Ils ont remporté la Coupe d’Asie 2019, avec une victoire marquante contre le Japon en finale. Ils ont ensuite conservé leur titre lors de l’édition 2023, disputée début 2024 à domicile. Ce doublé continental donne au Qatar un statut solide en Asie.
La sélection a aussi multiplié les expériences internationales. Elle a participé à la Copa América 2019 et atteint les demi-finales de la Gold Cup 2021. Ces tournois ont permis au groupe d’affronter d’autres styles de jeu et de sortir du seul cadre asiatique.
Mais le Mondial représente un niveau supérieur. En 2026, le Qatar doit démontrer que ses titres continentaux peuvent se traduire par une vraie compétitivité contre des adversaires européens ou nord-américains.
Akram Afif et Almoez Ali, les deux hommes clés du Qatar
Le Qatar s’avance avec deux leaders offensifs clairement identifiés: Akram Afif et Almoez Ali. Le premier reste le principal créateur des Al-Annabi. Le second demeure la référence offensive de l’équipe.
Akram Afif a été l’un des grands artisans du sacre asiatique du Qatar. Sa capacité à éliminer, provoquer et servir ses partenaires en fait le joueur le plus dangereux de la sélection. Face à la Suisse, son influence sera déterminante.
Almoez Ali, meilleur buteur de la Coupe d’Asie 2019, apporte son sens du placement et son expérience des grands matchs. Ensemble, ils forment le duo sur lequel Julen Lopetegui compte pour donner de la profondeur et de l’efficacité à son attaque.
Le groupe qatari reste majoritairement composé de joueurs évoluant dans le championnat local. Selon la presse qatarie, Lopetegui a misé sur une sélection de 26 joueurs construite autour d’un noyau expérimenté, avec Afif et Almoez Ali comme fers de lance offensifs. ([The Peninsula Newspaper][4])
Les forces du Qatar avant son entrée en lice
Le premier atout du Qatar reste sa cohésion collective. Une grande partie de l’effectif se connaît depuis plusieurs années, avec une base issue du football local et de la formation qatarie.
Cette continuité donne aux Al-Annabi des automatismes intéressants. Le Qatar sait défendre en bloc, fermer les espaces et exploiter les transitions rapides. Face à une Suisse plus forte techniquement, cette discipline sera indispensable.
Les coups de pied arrêtés constituent aussi un levier important. Dans un match où le Qatar pourrait avoir peu de possession, chaque corner et chaque coup franc deviendront des occasions précieuses.
Enfin, l’arrivée de Julen Lopetegui apporte une expérience européenne de haut niveau. L’ancien sélectionneur de l’Espagne et ancien entraîneur du Real Madrid, de Séville, Wolverhampton et West Ham offre une crédibilité tactique nouvelle à ce groupe.
Les faiblesses du Qatar: forme, profondeur et écart de niveau
Le principal doute concerne la dynamique récente du Qatar. Les Al-Annabi ont traversé une préparation compliquée, avec des résultats irréguliers et des difficultés offensives persistantes.
La presse qatarie relève que l’équipe cherche encore des solutions dans le dernier tiers du terrain, malgré la présence d’Akram Afif et d’Almoez Ali. Les options offensives existent, mais l’efficacité reste une préoccupation avant l’entrée en lice.
La profondeur de banc constitue une autre limite. La Suisse possède davantage de joueurs habitués aux championnats européens et aux matchs de très haute intensité. Le Qatar devra donc éviter de subir trop longtemps.
Le souvenir de 2022 pèse également. Face à l’Équateur, au Sénégal et aux Pays-Bas, le Qatar avait montré ses limites physiques, tactiques et mentales. Quatre ans plus tard, il doit prouver qu’il a réellement changé de dimension.
Quelles chances de qualification pour le Qatar ?
Le format élargi de la Coupe du Monde 2026 offre une chance supplémentaire aux outsiders. Les deux premiers de chaque groupe se qualifient pour les seizièmes de finale, accompagnés des meilleurs troisièmes.
Pour le Qatar, cela ouvre une porte. Mais elle reste étroite. Dans le Groupe B, la Suisse et le Canada partent avec une longueur d’avance. La Bosnie-Herzégovine apparaît comme l’adversaire le plus accessible dans la bataille pour la troisième place.
Un résultat positif face à la Suisse changerait tout. Un nul, voire une surprise, permettrait aux Al-Annabi d’aborder la suite avec confiance. Une défaite, en revanche, placerait le Qatar sous pression avant d’affronter le Canada puis la Bosnie-Herzégovine.
Le scénario le plus réaliste reste une lutte pour terminer parmi les meilleurs troisièmes. Pour y parvenir, le Qatar devra probablement prendre au moins quatre points sur trois matchs. Cela impose de ne pas rater son entrée dans la compétition.
Le calendrier du Qatar dans le Groupe B
Double champion d’Asie, mais encore fragile face au très haut niveau mondial, le Qatar aborde la Coupe du Monde 2026 avec un statut d’outsider. Son premier match face à la Suisse dira beaucoup de ses ambitions réelles.
Akram Afif, Almoez Ali et Julen Lopetegui incarnent les principaux espoirs des Al-Annabi. Mais la sélection devra montrer bien plus de solidité que lors du Mondial 2022 pour espérer franchir le premier tour.
Face à une Suisse favorite, le Qatar joue déjà une partie de son avenir dans le Groupe B. Un résultat positif lancerait idéalement son tournoi. Une défaite confirmerait que l’écart avec l’élite mondiale reste difficile à combler.
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