Coupe du Monde 2026: L'Ouzbékistan trébuche face à la Colombie (1-3)

Pour leurs débuts en Coupe du monde, les Loups Blancs d'Ouzbékistan ont longtemps tenu tête à la Colombie avant de s'incliner 1-3 à l'Estadio Azteca de Mexico, dans la nuit du 17 au 18 juin. Daniel Muñoz avait ouvert le score (40e) avant qu'Abbosbek Fayzullaev n'égalise (60e), inscrivant le tout premier but ouzbek de l'histoire du tournoi. Mais Luis Díaz a aussitôt redonné l'avantage aux Cafeteros (65e), et Jaminton Campaz a scellé le succès dans un temps additionnel interminable (90e+9). Une entrée maîtrisée pour la Colombie, une fierté immense pour la nation turcique.
Sur le papier, l'écart d'expérience était abyssal: la Colombie disputait sa septième Coupe du monde quand l'Ouzbékistan, vainqueur de longue lutte de son ticket asiatique, découvrait pour la première fois la phase finale. Mais les Cafeteros de Néstor Lorenzo ont dû s'employer bien plus que prévu pour venir à bout d'adversaires disciplinés et accrocheurs.
La Colombie a frappé la première à la 40e minute, Daniel Muñoz concluant l'une de ses incursions offensives pour ouvrir le score avant la pause. De quoi, semblait-il, lancer une seconde période tranquille. C'était sans compter sur la fougue ouzbèke.
Fayzullaev, premier buteur de l'histoire ouzbèke
Plus offensifs au retour des vestiaires, les Loups Blancs ont saisi leur chance. Sur une reprise de volée d'Eldor Shomurodov repoussée par le gardien Camilo Vargas, Abbosbek Fayzullaev a surgi dans le désordre de la défense colombienne pour pousser le ballon au fond des filets (60e). Le milieu offensif devenait ainsi le tout premier buteur de l'histoire de l'Ouzbékistan en Coupe du monde, un instant gravé pour cette nation d'Asie centrale dont c'était la grande première sur la scène mondiale.
L'euphorie aura toutefois été de courte durée. Cinq minutes plus tard, sur une perte de balle au milieu, la Colombie s'est projetée vers l'avant: idéalement servi par Gustavo Puerta, l'inévitable Luis Díaz a conclu avec sang-froid pour redonner l'avantage aux siens (65e). Après les prestations remarquées des autres stars du tournoi, l'ailier colombien a signé des débuts à la hauteur de son statut. Dans le temps additionnel, fort long (90e+9), Jaminton Campaz a parachevé la victoire et donné au score son ampleur définitive.
Une fierté turcique: l'Ouzbékistan sur la scène mondiale
Pour beaucoup, ces débuts ouzbeks résonnent au-delà du simple résultat. L'Ouzbékistan est une nation turcique, membre à part entière de l'Organisation des États turciques aux côtés de la Türkiye.
Voir Tachkent fouler pour la première fois la pelouse d'une Coupe du monde, et marquer dès son entrée en lice, constitue un symbole fort pour tout le monde turcique, qui suit avec attention cette première qualification, fruit d'un travail de formation reconnu, notamment dans les catégories de jeunes.
La défaite n'enlève rien à la performance: face à l'un des prétendants du groupe K, les hommes d'Asie centrale ont prouvé qu'ils avaient leur place, et n'ont rompu que dans les ultimes instants.
Du côté colombien, la satisfaction d'une entrée gagnante l'emporte, teintée d'un avertissement: il a fallu batailler bien plus que prévu face à un promu sans complexe. Porté par un Luis Díaz décisif, le groupe de Néstor Lorenzo affiche ses ambitions dans un Mondial qu'il aborde avec l'objectif d'aller loin.
Côté ouzbek, la fierté domine la déception. Pour une première participation, marquer face à une nation du calibre de la Colombie et tenir le choc une heure durant constitue un motif d'espoir réel avant la suite, même si le résultat sanctionne le manque d'expérience au plus haut niveau.
A lire également:



Les commentaires que vous publiez sur notre site constituent une ressource précieuse pour les autres utilisateurs. Veuillez faire preuve de respect envers les opinions différentes et les autres membres. Évitez tout langage grossier, offensant, dégradant ou discriminatoire.