Coupe du monde 2026: la Norvège domine l'Irak (4-1), Haaland lance son Mondial avec un doublé

Pour son retour sur la scène mondiale après quarante ans d'absence, l'Irak n'a pas tremblé longtemps. Mais la puissance norvégienne, emmenée par un Erling Haaland auteur d'un doublé, a fini par avoir raison des Lions de Mésopotamie au Gillette Stadium de Foxborough (Massachusetts), dans la nuit du 16 au 17 juin. Score final: 4-1 pour la Norvège, qui s'empare de la tête du Groupe I devant la France.
Contre toute attente, ce sont les Irakiens qui ont posé le plus de problèmes en début de rencontre. Bien organisée par Graham Arnold, l'équipe a multiplié les transitions rapides et s'est créé la première vraie occasion par Ali Al-Hamadi, dont la reprise frôlait la cage de Nyland.
Mais la Norvège a progressivement fait parler sa puissance. À la 29e minute, sur une action construite côté gauche, David Møller Wolfe adressait un centre tendu au second poteau où Haaland surgissait pour tromper le gardien Jalal Hassan (0-1).
La réaction irakienne ne s'est pas fait attendre. À la 39e minute, sur un centre parfait d'Amir Al-Ammari, Aymen Hussein devançait l'arrière-garde scandinave et égalisait d'une tête au second poteau. Un but historique: il s'agit seulement du deuxième but irakien dans l'histoire de la Coupe du monde, quarante ans après celui d'Ahmed Radhi en 1986.
L'enthousiasme aura été de courte durée. Trois minutes plus tard, Haaland venait presser Jalal Hassan, contrait son dégagement et poussait le ballon au fond des filets (2-1, 42e). La Norvège rentrait au vestiaire avec l'avantage, alors même que l'Irak avait terminé le premier acte fort, notamment sur une frappe surpuissante d'Akam Hashim qui passait juste au-dessus de la transversale.
La puissance norvégienne fait la différence en fin de match
En seconde période, l'Irak a continué de pousser, sans parvenir à concrétiser ses occasions (tête de Hussein à la 53e, opportunité pour Hussein Ali vers la 63e). À mesure que les espaces se libéraient, Martin Ødegaard a pris le contrôle du jeu et la Norvège a fini par dérouler.
Sur un corner parfaitement brossé par le capitaine, Leo Østigard a placé une tête croisée imparable pour le break (3-1). Dans la foulée, sur un nouveau service de Haaland, Kristian Thorstvedt scellait le sort de la rencontre d'une tête au point de penalty (4-1).
Haaland, des débuts en Coupe du monde réussis
Avec ce doublé, Erling Haaland a parfaitement lancé sa première phase finale, lui qui en était privé jusqu'ici. L'attaquant de Manchester City porte son total à 57 buts en 51 sélections, confirmant son statut de fer de lance d'une génération norvégienne décrite comme la plus talentueuse de l'histoire moderne du pays.
Pour la Norvège, absente depuis 1998, c'est la troisième victoire de son histoire en Coupe du monde, la première depuis son succès face au Brésil il y a vingt-huit ans.
Le classement du Groupe I et la suite du programme
Plus tôt dans la journée, la France avait dominé le Sénégal (3-1). En s'imposant largement, la Norvège passe donc devant les Bleus à la différence de buts et prend provisoirement la tête de la poule.
Le calendrier promet déjà des affiches relevées :
- Norvège - Sénégal: un duel décisif pour la qualification.
- Irak - France: les Lions de Mésopotamie défieront les vice-champions du monde en titre.
Battu mais loin d'avoir démérité, l'Irak devra vite se relever. Au terme du parcours qualificatif le plus long de tous les participants (21 matchs disputés), la sélection de Graham Arnold a montré qu'elle pouvait rivaliser, et même bousculer, des adversaires d'un tout autre calibre. De quoi nourrir des regrets, mais aussi de l'espoir pour la suite.
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