France : LFI tente d'abroger le retour des pesticides interdits
13:16, 19/08/2026, mercredi
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La présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot.La France insoumise entend utiliser sa niche parlementaire du 29 octobre pour faire abroger les dispositions de la loi agricole autorisant le retour de pesticides interdits, a annoncé mercredi Mathilde Panot.
Une niche parlementaire pour abroger les pesticides
Mathilde Panot a annoncé mercredi que La France insoumise utiliserait sa niche parlementaire du 29 octobre pour tenter de faire abroger les dispositions de la loi d'urgence agricole autorisant le retour de pesticides interdits.
"Nous utiliserons notre niche parlementaire pour abroger cette loi poison"
, a déclaré au micro de France Inter la présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale.Des dérogations pour l'acétamipride et le flupyradifurone
Publiée mercredi au Journal officiel après validation par le Conseil constitutionnel, la loi autorise sous certaines conditions et pour une durée limitée des dérogations concernant notamment l'acétamipride et le flupyradifurone.
L'utilisation de ces substances, interdites précédemment en raison de leur dangerosité, devra être soumise à une décision de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), qui évaluera au cas par cas les demandes des agriculteurs.
Dénonciations d'un recul sanitaire
Mathilde Panot a vivement dénoncé un
"scandale sanitaire"
et un "scandale démocratique"
, estimant que le texte réintroduisait des produits dangereux pour la santé et l'environnement. Dans une tribune publiée le même jour, les députés insoumis ont qualifié la législation de
"loi criminelle"
, appelant l'Assemblée nationale à supprimer immédiatement les dispositions contestées pour préserver la santé publique.Un précédent juridique et des espoirs de majorité
La réintroduction de l'acétamipride avait déjà été prévue dans une proposition de loi du sénateur Laurent Duplomb, avant d'être censurée en août 2025 par le Conseil constitutionnel pour
"défaut d'encadrement suffisant".
Toutefois, saisi de la nouvelle loi d'urgence agricole, le Conseil a cette fois validé le dispositif, jugeant qu'il répondait à un objectif d'intérêt général dans les conditions prévues par le texte.
Par ailleurs, la responsable de LFI estime que la proposition d'abrogation pourrait recueillir une majorité à l'Assemblée, rappelant que certains membres du camp gouvernemental, dont l'ancienne Première ministre Élisabeth Borne, avaient proposé de retirer cette mesure controversée lors des débats précédents.
Les revendications des organisations agricoles
De plus, plusieurs organisations agricoles majeures, notamment la FNSEA, les Jeunes Agriculteurs et la Coordination rurale, réclament un accès facilité aux produits phytosanitaires ainsi qu'à l'eau pour maintenir la compétitivité des exploitations.
Elles soutiennent également l'objectif de doublement des capacités de stockage d'eau destinées à l'agriculture, une mesure inscrite dans la loi d'urgence agricole votée récemment.
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