Union africaine: fin de la 49e session du Conseil exécutif
11:51, 30/07/2026, jeudi
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L'Union africaine clôture sa 49e session. L'Éthiopie, le Kenya et le Burundi renforcent le financement du continent et l'autonomie de l'organisation.L'Union africaine a clôturé mercredi la 49e session de son Conseil exécutif, présidée par le Burundais Édouard Bizimana. Il a appelé les États à appliquer vite les décisions et à renforcer l'autonomie financière du continent. L'Éthiopie et le Kenya augmentent leurs contributions, tandis que le Burundi instaure un prélèvement de 0,2 % sur ses importations. Ces mesures visent un financement durable et l'Agenda 2063, pour une Afrique maîtresse de son destin.
L'Union africaine (UA) veut accélérer. Réunis en session, ses États membres appellent à financer eux-mêmes l'organisation. Le message est clair. L'Afrique cherche à devenir maîtresse de son destin.
Le président du Conseil exécutif de l'UA a clôturé mercredi la 49e session ordinaire. Il s'agit du ministre burundais des Affaires étrangères, Édouard Bizimana.
Il a exhorté les États à appliquer vite les décisions adoptées. Il a aussi insisté sur l'autonomie financière du continent.
Une 49e session clôturée dans un esprit de consensus
Bizimana a d'abord salué
"l'engagement constant"
des délégations. En effet, il a mis en avant "l'esprit de consensus"
des deux journées de travaux. Selon lui, cet état d'esprit montre une réelle détermination.Cette détermination vise un objectif précis. Ainsi, les États veulent faire avancer l'Agenda 2063 de l'Union africaine. Ce projet dessine l'Afrique de demain. De plus, il fixe le cap du développement continental.
Le chef de la diplomatie burundaise a gardé un ton positif. Par ailleurs, il a relié consensus et efficacité. Un accord large facilite l'action. C'est pourquoi il a appelé chaque pays à jouer son rôle.
L'autonomie financière de l'UA au cœur des débats
L'autonomie financière de l'Union africaine reste le sujet central. En effet, l'organisation dépend encore de partenaires extérieurs. Cette dépendance limite sa liberté d'action. C'est pourquoi les dirigeants veulent changer de modèle.
Bizimana a défendu un financement
"prévisible, durable et pérenne"
. Autrement dit, l'UA veut des recettes stables chaque année. De plus, ces ressources doivent venir du continent. Cette logique guide les réformes en cours.L'organisation applique désormais une option harmonisée de financement. Ce mécanisme répartit les contributions selon des catégories d'États. Ainsi, les pays les plus solides financent davantage. En revanche, les plus fragiles versent des montants réduits.
L'Éthiopie et le Kenya montrent l'exemple
Le président du Conseil exécutif a salué une décision forte. En effet, l'Éthiopie et le Kenya augmentent volontairement leurs contributions. Les deux pays rejoignent la première catégorie d'États. Cette hausse concerne le cycle d'évaluation 2027-2029.
Bizimana a qualifié ce choix de
"geste exemplaire de solidarité africaine et de panafricanisme"
. Selon lui, ces pays réaffirment un engagement clair. Ils veulent une Union africaine "plus autonome"
. De plus, ils appuient un financement stable dans le temps.Ce signal compte pour tout le continent. Ainsi, deux poids lourds régionaux ouvrent la voie. D'autres États pourraient suivre. Par ailleurs, cette dynamique renforce la crédibilité des réformes.
Le Burundi mise sur un prélèvement de 0,2 %
Le Burundi a lui aussi reçu des félicitations. En effet, le pays a inscrit une mesure concrète dans sa loi budgétaire. Un prélèvement de 0,2 % frappe désormais les importations éligibles. Cette recette contribue au financement de l'Union africaine.
Ce dispositif traduit une idée simple. Chaque État peut créer une ressource propre et prévisible. De plus, le prélèvement s'appuie sur les échanges commerciaux. Ainsi, il grandit avec l'activité économique du pays.
Le Burundi rejoint donc les États déjà engagés dans cette voie. Ce prélèvement alimente un fonds continental. C'est pourquoi Bizimana y voit un exemple à suivre.
Mettre en œuvre l'Agenda 2063 "avec diligence"
En clôturant les travaux, Bizimana a lancé un appel direct. Il a demandé d'appliquer
"avec diligence"
les décisions adoptées. Selon lui, la solidarité et la responsabilité partagée restent essentielles. De plus, la complémentarité entre États doit progresser.Le ministre a rappelé le rôle des acteurs régionaux. En effet, les communautés économiques régionales pèsent dans la mise en œuvre. Par ailleurs, les institutions de l'Union doivent coopérer étroitement. Cette coordination conditionne les résultats.
L'objectif final reste ambitieux. Ainsi, l'UA vise
"une Afrique plus intégrée, plus prospère, plus résiliente"
. Bizimana a ajouté un mot fort. Il veut une Afrique "véritablement maîtresse de son destin".
Une réforme financière qui engage tout le continent
Cette 49e session confirme une tendance de fond. Les États africains veulent financer leur propre organisation. En effet, l'autonomie financière soutient l'indépendance politique. De plus, elle donne du poids à la voix du continent.
Les décisions de l'Éthiopie, du Kenya et du Burundi marquent un cap. Cependant, le chemin reste long. Beaucoup d'États doivent encore franchir le pas. C'est pourquoi Bizimana insiste sur la mise en œuvre rapide.
L'Agenda 2063 sert de boussole commune. Ainsi, chaque contribution rapproche l'Union de ses objectifs. Le message de clôture résume l'enjeu. L'Afrique veut construire son avenir avec ses propres moyens.
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