L’UA veut renforcer le poids de l'Afrique dans la gouvernance mondiale
15:53, 29/07/2026, mercredi
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Ouverture de la 49e session du Conseil exécutif de l'Union africaine à Addis-Abeba.L'Union africaine a ouvert mardi à Addis-Abeba la 49e session de son Conseil exécutif. L'organisation appelle ses États à parler d'une seule voix pour renforcer le poids du continent dans la gouvernance mondiale. Au menu : l'adhésion au G20, la réforme du Conseil de sécurité de l'ONU, la lutte contre le terrorisme au Sahel et l'Agenda 2063. Les décisions seront adoptées mercredi.
L'
Union africaine
(UA) veut renforcer le poids du continent dans la gouvernance mondiale
. Mardi, elle a ouvert la 49e session ordinaire de son Conseil exécutif à Addis-Abeba, en Éthiopie. À cette occasion, l'organisation a appelé ses États membres à parler d'une seule voix.Le Conseil exécutif réunit surtout les ministres des Affaires étrangères des pays membres. Il prépare et coordonne les décisions de l'organisation. Ainsi, cette session fixe le cap avant les grands rendez-vous du continent.
Une seule voix pour la gouvernance mondiale
Le président du Conseil exécutif dirige les travaux de cette instance. Il s'agit d'Édouard Bizimana, ministre burundais des Affaires étrangères. Devant les délégations, il a mis en avant une avancée majeure.
En effet, il a présenté l'adhésion de l'UA au G20 comme une étape clé. Ce groupe rassemble les principales économies mondiales. Or, l'Union africaine y siège désormais comme membre permanent.
Cette adhésion reste récente. Le continent l'a obtenue au sommet de New Delhi, en septembre 2023. Jusque-là, seule l'Afrique du Sud représentait l'Afrique dans ce cercle. D'ailleurs, plusieurs pays, comme le Nigeria, veulent aussi y entrer.

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Premier sommet des dirigeants du G20 en Afrique
"La gouvernance mondiale sans l'Afrique est incomplète et donc inefficace"
, a déclaré Édouard Bizimana. De plus, il a invité le continent à devenir un "partenaire dans les solutions"
. C'est pourquoi il réclame une place plus grande dans l'élaboration des normes internationales.Réformer le Conseil de sécurité de l'ONU
Édouard Bizimana a aussi défendu deux textes africains de référence. Il s'agit du Consensus d'Ezulwini et de la Déclaration de Syrte. Ensemble, ils fixent la position commune du continent sur la réforme du Conseil de sécurité.
Cet organe de l'ONU veille au maintien de la paix et de la sécurité internationales. Toutefois, l'Afrique n'y dispose d'aucun siège permanent. C'est pourquoi elle réclame une représentation durable en son sein.
L'Union africaine mobilisée contre le terrorisme au Sahel
Le président de la Commission de l'UA a pris la parole à son tour. Mahamoud Ali Youssouf s'est dit préoccupé par la progression du terrorisme. En effet, l'extrémisme violent gagne du terrain dans plusieurs régions, surtout au Sahel.
Par ailleurs, il a réaffirmé le soutien de l'organisation aux États concernés. L'UA a d'ailleurs nommé un envoyé spécial pour cette zone.

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Le président burundais désigné envoyé spécial de l'Union africaine pour le Sahel
Il a aussi appelé les pays membres à ratifier plus vite les instruments juridiques de l'UA. Ces textes regroupent les traités, conventions et protocoles adoptés par l'organisation. De plus, il a invité les États à soutenir les candidats africains. Ces derniers visent des postes ouverts dans les institutions internationales.
Financer le développement par des ressources internes
Un responsable des Nations unies a complété ce message. Claver Gatete dirige la Commission économique pour l'Afrique. Il a plaidé pour une mobilisation accrue des ressources internes.
Cette stratégie vise à financer le développement grâce aux moyens propres des pays. Ainsi, le continent dépendrait moins des financements extérieurs. Il a donc appelé à accélérer l'industrialisation.
En outre, Claver Gatete a insisté sur les capacités de production. Il souhaite aussi renforcer l'intégration économique régionale.
L'Agenda 2063 et l'accès à l'eau au cœur des débats
Le Conseil exécutif examine également l'application de l'
Agenda 2063
. Ce programme trace le développement du continent sur le long terme. Il vise plus de croissance, d'intégration et d'autonomie pour l'Afrique.Cette année, l'UA a choisi un thème précis. Il porte sur l'accès durable à l'eau et à un assainissement sûr. Par ailleurs, les délégations débattent du financement et des réformes de l'organisation.
Une session décisive à Addis-Abeba
Cette 49e session engage donc l'avenir diplomatique du continent. Elle relie plusieurs chantiers: le G20, la réforme de l'ONU et la sécurité au Sahel. Enfin, les travaux doivent s'achever mercredi avec l'adoption des décisions.
L'Union africaine confirme ainsi une ambition claire. Elle veut compter, d'une seule voix, dans la gouvernance mondiale.
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