Tanzanie : le barrage Julius Nyerere inauguré par un consortium égyptien
13:02, 23/08/2026, dimanche
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Benjamin UmbaX
Le barrage Julius Nyerere inauguré par un consortium égyptienLa Tanzanie a inauguré samedi le barrage Julius Nyerere, un projet hydroélectrique de 2,9 milliards de dollars construit par des entreprises égyptiennes sur le fleuve Rufiji, a indiqué le Premier ministre Mostafa Madbouly.
Inauguration d'une infrastructure stratégique
Selon les déclarations du Premier ministre égyptien Mostafa Madbouly, présent à la cérémonie au nom du président Abdel Fattah al-Sissi, le barrage et la centrale hydroélectrique Julius Nyerere ont été officiellement inaugurés ce week-end. Situé sur le fleuve Rufiji, cet ouvrage dispose d'une capacité de production de 2 115 mégawatts et vise à répondre aux besoins énergétiques croissants du pays, tout en régulant les débits d'eau et en atténuant les risques d'inondation dans la région.
Reconnaissance de l'expertise égyptienne
Dans des déclarations relayées par les médias égyptiens, Mostafa Madbouly a affirmé que le projet
"reflète la volonté tanzanienne et l’expertise égyptienne considérable",
adressant par la même occasion ses félicitations aux autorités tanzaniennes. Par ailleurs, il a souligné que l'achèvement de cette infrastructure démontre la capacité des entreprises égyptiennes à mener à bien des projets d'envergure à l'étranger, notamment sur le continent africain.Consortium et main-d'œuvre
La réalisation de ce complexe hydroélectrique revient à un consortium regroupant Arab Contractors et Elsewedy Electric, deux groupes industriels égyptiens de premier plan. Selon les précisions fournies par le chef du gouvernement égyptien, quelque 1 700 ingénieurs et techniciens égyptiens ont œuvré sur ce chantier, au sein d'une main-d'œuvre totale d'environ 12 000 personnes. De plus, les travaux se sont déroulés sur une période de cinq ans, mobilisant des ressources techniques et humaines considérables.
Dossier du Nil et relations régionales
Mostafa Madbouly a également indiqué que le succès de ce projet
"réfute les affirmations antérieures selon lesquelles l’Égypte s’oppose au développement des pays du bassin du Nil",
précisant que Le Caire soutient ces initiatives à condition qu'elles ne portent pas atteinte aux intérêts des États situés en aval, à savoir l'Égypte et le Soudan. Toutefois, les négociations entre l'Égypte, l'Éthiopie et le Soudan concernant le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne restent bloquées, les discussions ayant repris en 2023 après une interruption de trois ans avant de s'enliser à nouveau.Pour rappel, le bassin du Nil est partagé par onze pays : le Burundi, le Rwanda, la République démocratique du Congo, le Kenya, l'Ouganda, la Tanzanie, l'Éthiopie, l'Érythrée, le Soudan du Sud, le Soudan et l'Égypte. Cette vaste zone géographique alimente le fleuve le plus long du monde et constitue un enjeu stratégique majeur pour l'ensemble de la région.
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