Primaire à gauche : vif échange entre Royal et Glucksmann sur Gaza
10:02, 24/09/2026, jeudi
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JULIEN DE ROSA POOL / AFP
Les candidats à la primaire du Parti socialiste (PS) et du parti de centre-gauche Place Publique (PP), Raphaël Glucksmann, Emmanuel Maurel, Ségolène Royal, Olivier Faure et Jérôme Guedj posent avant un débat organisé sur la chaîne d'information française LCI dans le cadre des primaires du Parti socialiste (PS) et du parti de centre-gauche Place Publique (PP) en vue de l'élection présidentielle française de 2027, dans les studios de LCI à Boulogne-Billancourt, à l'ouest de Paris, le 23 septembre 2026.Un vif échange a opposé Ségolène Royal à Raphaël Glucksmann sur la qualification de la situation à Gaza, lors du premier débat de la primaire de la gauche française pour l'élection présidentielle de 2027, diffusé mercredi soir sur LCI.
Un débat marqué par les tensions sur le Proche-Orient
Selon des sources concordantes, le premier débat réunissant les candidats à la primaire de la gauche française s'est ouvert mercredi soir sur la chaîne LCI dans un climat électrique.
Les cinq prétendants à l'investiture sociale-démocrate pour l'élection présidentielle de 2027 ont affronté leurs visions divergentes, mais c'est la question du conflit israélo-palestinien qui a rapidement cristallisé les antagonismes.
Ségolène Royal, ancienne candidate socialiste à l'élection de 2007, a jugé que l'attaque du 7 octobre 2023 ne pouvait être occultée, tout en qualifiant d'intolérable la situation actuelle dans l'enclave palestinienne.
Par ailleurs, l'ancienne ministre a estimé que les dirigeants israéliens nourrissaient une volonté d'éliminer la population de Gaza pour empêcher toute reconstruction du territoire.
Elle a également appelé à une mobilisation accrue des voix israéliennes et juives pour dénoncer les exactions commises dans l'enclave, selon des comptes rendus du débat.
Désaccord sur la terminologie et les sanctions
Ces propos ont immédiatement suscité la réaction de Raphaël Glucksmann, dirigeant du parti Place publique.
"Ce n'est pas aux juifs de dénoncer [Benjamin] Netanyahu"
, a-t-il rétorqué, précisant que cette responsabilité incombait aux démocrates et aux humanistes. Glucksmann a par ailleurs plaidé pour l'adoption de sanctions contre le Premier ministre israélien afin de démontrer qu'il existe un coût politique aux crimes attribués aux dirigeants de l'État hébreu.
Toutefois, le député européen a refusé d'employer le terme de génocide pour qualifier la situation, préférant s'en tenir aux qualifications juridiques de la Cour pénale internationale (CPI).
"Ce n'est pas la qualification qu'on emploie, c'est l'action qu'on mène qui compte"
, a-t-il affirmé, alors que Ségolène Royal lui lançait : Si les mots sont importants, il faut reconnaître le génocide.
Glucksmann a également mis en garde contre toute essentialisation du débat public français sur ces questions.
Accusations d'essentialisation et calendrier électoral
Jérôme Guedj a également vivement contesté l'analyse de Royal, établissant un parallèle avec la communauté musulmane française à laquelle, selon lui, il ne revient pas de se désolidariser des crimes de Daech.
Il a qualifié les propos de l'ancienne ministre d'essentialisation, une critique rejetée par Ségolène Royal qui a appelé ses concurrents à ne pas caricaturer sa pensée.
Outre ces trois protagonistes, le débat réunissait Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, et Emmanuel Maurel.
Selon le calendrier établi, un second débat est prévu avant le premier tour de la primaire, programmé les 9 et 10 octobre prochains. Un éventuel second tour se tiendra les 16 et 17 octobre pour désigner le candidat unique de la gauche sociale-démocrate.
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