Ouganda : l'épouse de Besigye réclame sa libération médicale
16:15, 15/08/2026, samedi
AFP

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L'épouse de Besigye réclame sa libération médicaleWinnie Byanyima, épouse du chef de l'opposition ougandais Kizza Besigye, a demandé samedi aux autorités de libérer son mari pour raisons de santé, alors que le septuagénaire est détenu pour trahison, a-t-elle déclaré.
Appel urgent pour des soins médicaux
Selon des sources concordantes, Winnie Byanyima, directrice exécutive d'Onusida basée à Genève, a lancé un appel pressant aux autorités ougandaises pour que son époux, Kizza Besigye, bénéficie d'une libération sous caution. Le septuagénaire, détenu depuis plusieurs mois, a récemment été admis en soins intensifs après s'être effondré, avant d'être renvoyé en prison au début du mois malgré l'avis contraire de ses médecins.
"Permettez-moi de l'emmener chez nous, à Genève, afin que nous, sa famille, puissions prendre soin de lui. C'est son droit",
a-t-elle affirmé à des journalistes à sa résidence, en périphérie de la capitale Kampala. Par ailleurs, elle a précisé : "Une fois rétabli, il reviendra ici et fera face aux accusations portées contre lui", tout en assurant que son mari était "innocent".
Poursuites pour trahison et parcours judiciaire
Ancien médecin personnel du président Yoweri Museveni, Besigye est dans le collimateur du pouvoir depuis qu'il a rejoint l'opposition il y a plus de 25 ans. Il est actuellement poursuivi pour trahison, accusé d'avoir fomenté un complot contre le chef de l'État, au pouvoir depuis 1986. De plus, il avait été enlevé au Kenya en 2024 avant de réapparaître en Ouganda, où il avait été traduit devant un tribunal militaire, puis devant une juridiction civile.
Dénonciation de la répression politique
Byanyima a vigoureusement dénoncé la pression systématique exercée par le pouvoir sur les opposants politiques.
"Vous défiez le président (Yoweri) Museveni et toute la puissance de l'Etat se retourne contre vous",
a-t-elle déclaré. Citant l'exemple du chanteur devenu homme politique Bobi Wine, qui s'est présenté sans succès à la présidentielle plus tôt cette année et vit désormais en exil, elle a souligné : "Vous ne pouvez pas défier le président Yoweri Museveni en Ouganda et vivre en paix".
Toutefois, elle a maintenu que son mari respecterait les procédures judiciaires une fois sa santé restaurée.Contexte international et libertés publiques
Des observateurs internationaux ont mis en garde contre l'érosion des libertés dans ce pays d'Afrique de l'Est, notamment après la victoire écrasante de Museveni lors de la présidentielle organisée cette année, un scrutin largement critiqué. En outre, l'Ouganda a intensifié ces derniers mois sa répression contre les figures de l'opposition, les avocats et les médias indépendants. Dans ce contexte, aucune réponse officielle n'a été apportée par les autorités à la demande de libération conditionnelle présentée par l'épouse du prisonnier.
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