Niger: RSF saisit l'ONU après la disparition d'un journaliste
17:56, 02/10/2026, vendredi
AFP

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Moussa Kaka, âgé de 66 ans et directeur de la Radio Télévision Saraounia (RTS), disparu depuis le 31 août 2026.Reporters sans frontières (RSF) a saisi l'ONU suite à la disparition fin août au Niger du journaliste Moussa Kaka, directeur de la télévision privée Saraounia, ont annoncé vendredi des responsables de l'organisation.
Disparition inquiétante à Niamey
Selon le communiqué de l'ONG, Moussa Kaka, âgé de 66 ans et directeur de Radio Télévision Saraounia (RTS), a quitté son bureau le 31 août dans la soirée pour regagner son domicile.
Il n'est jamais arrivé à destination et son véhicule personnel n'a pas été retrouvé, précise la même source.
Cette disparition survient quelques jours après une mutinerie qui avait secoué la capitale nigérienne pendant près de vingt-quatre heures, finalement déjouée par le régime avec l'aide déterminante de son allié russe.
Recours devant les instances internationales
RSF a saisi le groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées ou involontaires, a indiqué Sadibou Marong, directeur du bureau Afrique subsaharienne de l'organisation.
Par ailleurs, l'ONG a également saisi la rapporteuse spéciale sur la liberté d'expression et l'accès à l'information de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples, Ourveena Geereesha Topsy-Sonoo, mi-septembre.
"Les autorités doivent réagir et tout mettre en oeuvre pour que Moussa Kaka puisse retrouver les siens au plus vite",
a ajouté M. Marong. "Sa famille, ses amis, et ses collègues de Radio Télévision Saraounia, vivent dans une angoisse terrible"
, a-t-il également souligné.Contexte politique et antécédents
Le Niger est dirigé depuis 2023 par une junte militaire qui mène une politique ouvertement hostile à la France et a suspendu Radio France Internationale (RFI), dont Moussa Kaka était correspondant pendant de longues années.
De plus, les autorités nigériennes n'ont pas communiqué sur cette disparition, alors que la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) avait également dénoncé l'incident.
Toutefois, ce n'est pas la première fois que le journaliste fait l'objet de mesures coercitives: il avait été arrêté en novembre avec plusieurs confrères pour
"complicité de diffusion de document de nature à troubler l'ordre public"
, avant d'être remis en liberté.A lire également:

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