Ethiopie : les rebelles quittent la capitale du Tigré
11:22, 03/10/2026, samedi
AFP

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Les rebelles quittent la capitale du TigréLes forces des autorités rebelles de l'État régional éthiopien du Tigré quittent en masse ce samedi la capitale Mekele, de laquelle se rapprochent les troupes fédérales éthiopiennes sans toutefois y être entrées, a rapporté un journaliste local à l'AFP.
Retrait des combattants du TPLF
Les troupes des autorités rebelles de l'État régional éthiopien du Tigré quittent en masse ce samedi la capitale régionale Mekele, tandis que les forces fédérales se rapprochent des abords de la ville. Selon un journaliste local ayant transmis ces informations à l'AFP, les personnels de sécurité ont disparu des bâtiments officiels et des postes de police, et des membres des forces rebelles
"sont vus quittant la ville, avec leurs armes, à bords de véhicules"
. A ce stade, les forces fédérales ne sont pas entrées dans Mekele, a précisé la même source, ajoutant que "les dirigeants et les troupes du TPLF quittent la ville".
Avancée rapide des troupes gouvernementales
Les forces fédérales éthiopiennes ont progressé rapidement ces derniers jours en direction de Mekele, entrant dans le sud du Tigré lundi et s'emparant jeudi de la localité de Maychew, située à une centaine de kilomètres au sud de la capitale régionale, selon une milice tigréenne alliée au gouvernement. Par ailleurs, ces forces ont récupéré ces derniers jours tous les territoires initialement conquis par le TPLF dans l'État voisin de l'Afar, à l'est du Tigré. Vendredi soir, une milice tigréenne pro-gouvernementale a affirmé avoir pris le contrôle de l'aéroport de Mekele, situé à une dizaine de kilomètres de la ville, une assertion qui n'a pu être vérifiée de façon indépendante.
Défi au pouvoir central et coupure des communications
Le TPLF (Front de libération du Peuple du Tigré), formation politique ayant dirigé l'Éthiopie durant près de trois décennies jusqu'en 2018, gouverne de fait l'État du Tigré et en a chassé en avril l'administration nommée par le gouvernement fédéral, défiant ainsi ouvertement l'autorité du Premier ministre Abiy Ahmed. Les réseaux de télécommunications sont extrêmement perturbés dans la région depuis la reprise des hostilités entre les forces rebelles et l'armée fédérale le 23 septembre, rendant difficile la vérification des informations sur le terrain. Pour rappel, ce conflit oppose depuis plusieurs années le pouvoir central aux autorités régionales du Tigré, alors que l'armée fédérale intensifie actuellement sa pression militaire sur la capitale régionale.
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