Milei : "Les Malouines sont argentines depuis la naissance de notre nation"
12:42, 04/09/2026, vendredi
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HANDOUT / ARGENTINA'S PRESIDENCY PRESS OFFICEAFP
Cette capture d'écran tirée de la retransmission officielle montre le président argentin Javier Milei s'adressant à la nation depuis le palais présidentiel de la Casa Rosada, à Buenos Aires, le 3 septembre 2026.Le président argentin Javier Milei a annoncé jeudi des mesures exécutives et législatives pour interdire l'exploitation pétrolière autour des îles Malouines, réaffirmant la souveraineté argentine sur l'archipel occupé par le Royaume-Uni.
Mesures exécutives contre l'exploitation offshore
Le chef de l'État a signé un décret accélérant les procédures de sanction contre les entités participant à des opérations d'exploitation d'hydrocarbures non autorisées sur le plateau continental revendiqué par Buenos Aires.
Ce texte prévoit d'interdire aux entreprises concernées, ainsi qu'à leurs actionnaires, dirigeants et fournisseurs commerciaux, d'exercer leurs activités sur le territoire continental argentin, a précisé Javier Milei lors d'une allocution télévisée entouré de son gouvernement.
En outre, il a particulièrement désigné le projet pétrolier Sea Lion, exploité dans le bassin nord des Malouines par l'entreprise britannique Rockhopper Exploration et la société Navitas Petroleum, basée en Israël, comme une menace imminente pour la sécurité nationale.
"Si nous n'agissons pas aujourd'hui avec fermeté et rapidité, ils auront, dans quelques mois, la capacité de s'approprier les réserves de pétrole situées sous notre mer",
a averti le président argentin.Renforcement législatif et appel à l'unité
Par ailleurs, Javier Milei a annoncé l'envoi en urgence d'un projet de loi au Congrès afin de renforcer la législation existante.
Ce texte étendrait les mêmes sanctions aux prestataires et sous-traitants, exclurait définitivement les entités contrevenantes des contrats publics et privés en Argentine et autoriserait leur jugement par contumace.
Le président a également appelé ses adversaires politiques à mettre de côté leurs rivalités pour présenter un front national uni sur cette question.
"Garantir notre prééminence sur ce territoire n'est pas un caprice politique. C'est une question de survie"
, a-t-il affirmé.Réaffirmation historique de la souveraineté
Javier Milei a réaffirmé que l'archipel appartenait à l'Argentine
"historiquement et juridiquement"
, soulignant que ses habitants ne disposaient pas d'un droit légitime à l'autodétermination. "Les îles font partie du territoire argentin depuis la naissance de notre nation"
, a-t-il déclaré. Il a également rappelé que
"en 1833, le Royaume-Uni a occupé les Malouines, expulsé les autorités argentines et instauré une situation coloniale qui perdure encore aujourd'hui"
.Réactions britanniques et facteur américain
Toutefois, Downing Street a réaffirmé mardi que l'engagement du Royaume-Uni envers les Malouines demeurait
"indéfectible"
, selon des déclarations officielles. James Cartlidge, secrétaire britannique à la Défense du cabinet fantôme, a pour sa part affirmé que les îles
"sont britanniques et le resteront"
, rappelant que des soldats britanniques avaient combattu et perdu la vie pour défendre la souveraineté du Royaume-Uni.Dans ce contexte, le président argentin a évoqué des déclarations récentes de son homologue américain Donald Trump selon lesquelles Washington pourrait réexaminer sa position historique sur le différend.
"Les États-Unis envisagent ce changement de position parce qu'ils savent qu'ils disposent en Argentine d'un partenaire fiable, aligné sur les valeurs occidentales",
a indiqué Milei.Pour rappel, l'Argentine, alors dirigée par une junte militaire, avait envahi les îles en 1982, déclenchant une guerre de dix semaines qui s'était achevée par une victoire britannique.
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