Ghana: le gouvernement annonce de nouvelles mesures contre l'orpaillage illégal

De nouvelles mesures vont être prises au Ghana pour lutter contre l'orpaillage illégal, a annoncé la présidence mercredi dans un communiqué, alors que la pression de la société civile s'est accentuée ces dernières semaines sur ce sujet sensible.
Face à la crise économique que traverse le pays depuis 2022, un nombre croissant de producteurs vendent leurs terres à des mineurs illégaux.
Cinquante-quatre manifestants avaient alors été arrêtés, suscitant une vague d'indignation, beaucoup accusant le gouvernement de réprimer la liberté d'expression.
Ces arrestations ont provoqué de nouvelles manifestations, du 3 au 5 octobre, bien que peu suivies, pour réclamer la libération de ces manifestants et appeler à la fin du galamsey.
Mercredi, la justice ghanéenne a ordonné la libération sous caution de ces manifestants, à l'exception d'Oliver Barker-Vormawor, l'un des chefs de file du mouvement de contestation.
Les syndicats du pays avaient appelé à une grève nationale le 10 octobre pour pousser le gouvernement à agir, mais ils ont annoncé mercredi suspendre cet appel après avoir rencontré le chef de l'État.
L'approche de l'élection présidentielle en décembre accroît les tensions politiques dans ce pays de 33 millions d'habitants, qui bénéficie d'un plan d'aide du Fonds monétaire international (FMI) de 3 milliards de dollars.
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