Türkiye : un sommet pour la paix réunit huit pays à Istanbul
09:17, 24/10/2026, samedi
Yeni Şafak

DHA
La septième réunion des ministres des Affaires étrangères de la Turquie, de l’Égypte, du Pakistan et de l’Arabie saoudite s’est tenue à Istanbul, sous l’égide du ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan. Le mécanisme R4 a été créé par la Turquie, l’Égypte, le Pakistan et l’Arabie saoudite dans le but de soutenir une stabilité durable et de renforcer le dialogue sur les questions régionales, sur la base d’une approche d’appropriation régionale. À l'issue de la réunion des ministres des Affaires étrangères du R4, la réunion des ministres des Affaires étrangères du R4+E3, organisée sous l'égide du ministre Fidan et à laquelle participait également l'Italie, a débuté. Une photo de groupe a été prise avant le début de la réunion.La Türkiye a accueilli à Istanbul une série de réunions diplomatiques consacrées aux conflits au Moyen-Orient et à la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Sous l’égide du ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, huit pays ont discuté des moyens de prévenir une nouvelle escalade régionale, notamment à Gaza, en Iran, au Yémen et dans le détroit d’Ormuz.
Istanbul s’est une nouvelle fois imposée comme un lieu de rencontres diplomatiques internationales. Le 23 octobre, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a accueilli plusieurs réunions de haut niveau consacrées à la résolution des conflits et au renforcement du dialogue entre les puissances régionales et européennes.
La journée a débuté avec la 9e Conférence de médiation d’Istanbul, organisée autour du thème
"Partenariats et nouvelles perspectives pour la paix : la médiation dans un monde en mutation".
Une réunion du groupe R4, réunissant la Türkiye, l’Égypte, le Pakistan et l’Arabie saoudite, s’est ensuite tenue en présence du ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, de son homologue égyptien, Badr Abdelatty, et du chef de la diplomatie saoudienne, Faisal ben Farhane.
Les discussions ont principalement porté sur les conflits régionaux, les efforts de médiation et les perspectives de coopération diplomatique.

Huit pays réunis pour prévenir une nouvelle escalade
Une deuxième réunion a ensuite rassemblé les pays du R4 et ceux du groupe européen E3, composé du Royaume-Uni, de l’Allemagne et de la France, avec la participation de l’Italie.
Cette rencontre, organisée pour la première fois dans ce format à l’initiative de la Türkiye, a réuni le ministre britannique des Affaires étrangères Ed Miliband, son homologue allemand Johann Wadephul, le ministre français Jean-Noël Barrot et le vice-Premier ministre italien, Antonio Tajani, aux côtés des représentants du R4.
À l’issue des discussions, Hakan Fidan a souligné l’importance de cette coordination diplomatique.
"Nous avons accueilli la diplomatie à Istanbul. Nous avons d’abord organisé une réunion régionale à quatre, au cours de laquelle nous avons examiné en détail les problèmes de notre région et l’état d’avancement des solutions"
, a-t-il déclaré.Le ministre turc a précisé que les participants avaient notamment abordé le rôle déstabilisateur d’Israël dans la région, la situation au Moyen-Orient, les développements en mer Noire ainsi que les difficultés rencontrées dans le détroit d’Ormuz et dans le détroit de Bab el-Mandeb, deux passages stratégiques pour le commerce maritime international.
Selon Hakan Fidan, les huit pays partagent une même volonté d’empêcher l’extension des conflits.
"Tous les pays réunis autour de cette table ne souhaitent pas une propagation des guerres. Ils veulent mettre fin aux conflits dans le Golfe et en Ukraine"
, a-t-il affirmé.Il a également mis en garde contre toute nouvelle attaque visant l’Iran, estimant qu’une intervention militaire risquerait d’élargir les affrontements dans la région.
"Nous sommes d’accord sur le fait qu’une nouvelle attaque contre l’Iran entraînerait une extension de la guerre et des conflits régionaux. La diplomatie et le dialogue constituent la seule solution. Une intervention militaire contre l’Iran n’en est pas une"
, a-t-il insisté.Le chef de la diplomatie turque a ajouté que les discussions avaient porté sur les moyens de parvenir à des solutions diplomatiques sans provoquer davantage de destructions.

Gaza, Libye et sécurité régionale au cœur des discussions
Lors de son intervention à l’ouverture de la 9e Conférence de médiation d’Istanbul, Hakan Fidan a également évoqué la détérioration de la confiance dans le système international.
Le ministre a dénoncé la poursuite de l’occupation israélienne à Gaza et en Cisjordanie ainsi que les violations répétées du cessez-le-feu par les forces israéliennes.
"Les violations quotidiennes du cessez-le-feu par les forces israéliennes affaiblissent la confiance dans le système international et alimentent un sentiment de défiance"
, a-t-il déclaré.Il a souligné que l’acheminement de l’aide humanitaire et la protection des enfants devaient constituer des priorités, tout en réaffirmant la nécessité d’un règlement politique juste du conflit.
Abordant ensuite la situation en Libye, Hakan Fidan a rappelé le soutien de la Türkiye à un processus politique fondé sur le dialogue entre les Libyens.
"Nous considérons qu’un processus pris en charge par les Libyens eux-mêmes et reposant sur un dialogue sincère constitue la seule voie vers une solution durable"
, a-t-il affirmé.Le ministre turc a exprimé l’espoir qu’un règlement politique permanent puisse désormais être atteint dans un avenir plus proche.
Évoquant l’Alliance de défense de La Mecque, Hakan Fidan a déclaré que cette initiative avait été créée pour protéger la sécurité, la paix et la prospérité régionales, dans une démarche reposant sur la responsabilité des pays de la région.
Dans une déclaration commune publiée à l’issue de la réunion du R4, les ministres des Affaires étrangères de la Türkiye, de l’Égypte, du Pakistan et de l’Arabie saoudite ont également dénoncé les conséquences de l’occupation israélienne.
"Les ministres ont souligné que l’occupation israélienne constitue la principale source d’instabilité dans la région et au-delà, et que les politiques israéliennes nourrissent un profond sentiment d’injustice au sein de l’opinion publique mondiale"
, indique le communiqué.Les quatre pays ont réaffirmé leur soutien à la création d’un État palestinien sur la base des frontières de 1967, dans le cadre d’un règlement global de la question palestinienne.
Ils ont également condamné les attaques des Houthis contre l’Arabie saoudite et appelé à privilégier le dialogue pour mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l’Iran.
Les réunions organisées à Istanbul ont ainsi permis aux huit pays de confronter leurs positions sur plusieurs conflits majeurs et d’examiner les voies diplomatiques susceptibles d’éviter une nouvelle extension des hostilités.
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