Irak-USA : 48 accords signés, principalement pétroliers
10:52, 18/07/2026, samedi
AFP

Photo par ALEXANDER DRAGO / POOL AFP
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, et le Premier ministre irakien, Ali al-Zaidi, se sont rencontrés au Pentagone, à Washington, DC, le 14 juillet 2026.Le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi a conclu 48 accords et partenariats avec des entreprises américaines, principalement actives dans le secteur pétrolier, lors de sa visite à Washington, a annoncé samedi son bureau.
Partenariats dans l'énergie et les technologies
Selon le bureau du Premier ministre irakien, Ali al-Zaidi a finalisé 48 accords et partenariats avec des compagnies américaines au cours de sa visite à Washington.
"Un total de 48 accords, protocoles d'accord, accords de coopération et déclarations de partenariat ont été signés entre des compagnies publiques et privées du secteur",
a précisé la même source. Ces conventions impliquent notamment les ministères de l'Energie et du pétrole aux côtés d'ExxonMobil, KBR, GE Vernova, Shell et Halliburton.Par ailleurs, l'Irak a signé un accord avec Starlink pour développer son réseau internet par satellite, a indiqué le cabinet du Premier ministre. Selon la même source, un protocole concerne également la remise en état de l'oléoduc reliant l'Irak à la Syrie, ouvrant ainsi une nouvelle route stratégique pour le transport de pétrole.
Relations bilatérales et contexte économique
Donald Trump a loué la
"formidable alchimie"
établie avec le dirigeant irakien, le qualifiant d'"un champion"
durant leur rencontre à Washington. Ce déplacement marquait le premier voyage à l'étranger d'Ali al-Zaidi depuis sa prise de fonction en avril, ce dirigeant étant parvenu au pouvoir avec l'appui des Etats-Unis. L'ancien homme d'affaires s'est engagé à dynamiser une économie fragilisée par les conflits régionaux et le verrouillage du détroit d'Ormuz par l'Iran.L'Irak, pays dépendant à 90 % des recettes pétrolières pour ses exportations, cherche à surmonter des décennies de violences et à moderniser ses infrastructures défaillantes. Toutefois, Bagdad fait face à une corruption endémique qui freine ses efforts de redressement et limite l'accès aux services publics pour la population.
Enjeux sécuritaires et régionaux
Le gouvernement irakien est soumis à une pression croissante pour désarmer les groupes armés pro-iraniens accusés d'avoir mené des centaines d'attaques contre des infrastructures américaines sur le sol irakien. Ces milices ont intensifié leurs actions pendant la guerre au Moyen-Orient déclenchée par les frappes israélo-américaines contre l'Iran fin février.
Bagdad navigue depuis des années entre ses deux partenaires rivaux, Washington et Téhéran, ayant longtemps servi de terrain de confrontation par procuration entre les deux puissances. Les exécutifs successifs tentent de préserver un équilibre délicat au sein de cette dynamique régionale instable, tandis que les tensions persistent dans la zone.
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