Crise humanitaire à Goma: l'ONU alerte sur le sort des 110 000 déplacés
18:00, 11/02/2025, mardi
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Jospin MwishaAFP
Des personnes déplacées qui ont fui les combats à Kibati et Kihisi et se sont réfugiées à l'intérieur de l'école primaire EP Djiwe à Goma au RDC le 10 février 2025. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a signalé mardi que plus de 110 000 personnes déplacées ont quitté les camps de Goma, dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC), selon les rapports de terrain.
Un exode forcé et des craintes pour la sécurité des déplacés
Les déplacés se sont dirigés vers les villages des territoires de Masisi, Rutshuru et Nyiragongo, où aucun combat n'a été signalé, a déclaré Jens Laerke, porte-parole de l’ONU, lors d'une conférence de presse à Genève.
Cependant, les agences humanitaires s’inquiètent de l’ultimatum de 72 heures imposé il y a deux jours par les représentants du M23 aux déplacés vivant dans les sites et centres collectifs de Goma, les sommant de quitter les lieux et retourner dans leurs villages.
"Tous les retours doivent être volontaires et réalisés dans des conditions de sécurité, d'information et de dignité, conformément aux principes du droit humanitaire international"
, a rappelé Jens Laerke.Destruction des infrastructures humanitaires
L’ONU a également exprimé son inquiétude face au démantèlement non planifié des camps de déplacés, entraînant:
- La destruction des infrastructures humanitaires essentielles (approvisionnement en eau, centres de santé, structures de traitement du choléra).
- D'importantes pertes d’investissements humanitaires.
- Une réduction significative des capacités de réponse aux besoins urgents.
- L’ONU suspend l’aide humanitaire au Yémen
Dans un contexte humanitaire tendu, l’ONU a annoncé lundi la suspension temporaire de ses opérations dans le gouvernorat de Sa'ada (Yémen) après la détention de membres de son personnel par les Houthis.
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a ordonné cette pause en raison de l’absence des conditions de sécurité nécessaires. L’ONU a exigé la libération immédiate des travailleurs humanitaires et attend des garanties pour assurer la continuité de l’aide aux populations vulnérables.
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