Yémen : les Houthis revendiquent une frappe en Arabie saoudite
13:13, 25/07/2026, samedi
AFP

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L'agence de défence civile saoudienne a levé dans la foulée l'alerte a Jizan ansi qu'a Yanbu.Les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué samedi une attaque de missile contre la ville de Jizan, dans le sud-ouest de l'Arabie saoudite, en riposte aux frappes saoudiennes sur le port de Hodeida, a indiqué leur organe de presse Ansarollah.
Attaque contre Jizan et riposte saoudienne
Les rebelles houthis, alliés de Téhéran, ont annoncé avoir visé samedi la ville côtière de Jizan, proche de la frontière yéménite. Selon une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux et authentifiée par l'AFP, d'épais nuages noirs s'élevaient au-dessus de la raffinerie du géant pétrolier Saudi Aramco. L'agence de défense civile saoudienne a levé dans la foulée l'alerte à Jizan ainsi qu'à Yanbu, une autre ville portuaire située plus au nord.
Sur leur site officiel, les insurgés ont dénoncé "une escalade dangereuse" de la part de la coalition militaire dirigée par Ryad. De son côté, le porte-parole de la coalition, Turki al-Maliki, a affirmé sur X avoir
"apporté une réponse décisive"
contre des sites militaires houthies, précisant que cette "réponse militaire est désormais terminée"
.Témoignages et cibles civiles
Les frappes aériennes saoudiennes ont préalablement visé le port de Hodeida, sur la côte ouest du Yémen, contrôlé par les rebelles. Faiza, une mère de famille de 36 ans résidant dans cette localité, a raconté avoir entendu trois explosions retentir
"comme un coup de tonnerre"
. "Je ne voulais pas croire que les frappes avaient repris"
, a-t-elle confié à l'AFP. Par ailleurs, les médias houthis ont fait état de deux blessés et d'installations des télécommunications touchées, tandis qu'une source de sécurité yéménite évoquait également le visant d'une base navale.Menaces américaines et position iranienne
Toutefois, la tension s'étend au-delà du conflit yéménite. Donald Trump a menacé cette semaine les Houthis et l'Iran d'une
"punition militaire majeure"
, sans exclure pour la République islamique "un niveau bien pire"
de bombardements. "Je pense qu'ils deviennent de plus en plus sérieux au fil des jours, peut-être pour une raison évidente",
a-t-il déclaré, en référence aux frappes américaines quasi-quotidiennes. De plus, des médias américains évoquent des discussions au sein de l'administration sur une possible opération militaire à grande échelle contre Téhéran.En réponse, l'Iran a revendiqué vendredi des attaques contre des installations militaires utilisées par les forces américaines à Bahreïn, en Jordanie et au Koweït.
"Pour chaque fier citoyen iranien de la République islamique tué, un soldat américain sera envoyé en enfer"
, a menacé le chef de l'armée iranienne, Ali Abdollahi. Selon le dernier bilan officiel publié vendredi, les frappes ont fait 59 morts et plus de 600 blessés du côté iranien depuis fin juin.Incertitudes sur les routes maritimes
Dans ce contexte, les incertitudes pèsent sur les voies maritimes stratégiques. Les Houthis avaient annoncé lundi leur intention de bloquer le trafic en mer Rouge et dans le golfe d'Aden des navires saoudiens, alors que cette route est devenue vitale pour le royaume afin de contourner le verrouillage par Téhéran du détroit d'Ormuz. L'agence de presse saoudienne a depuis confirmé deux attaques contre des navires saoudiens. Tandis que certains bateaux ont fait demi-tour face aux menaces, le trafic se maintient pour l'heure à travers le détroit de Bab el-Mandeb, qui relie la mer Rouge au golfe d'Aden, notamment en raison des garanties houthies selon lesquelles leur blocus ne vise pas à paralyser cette voie.
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