Damas étudie l'adhésion au pacte de la Mecque
19:12, 31/10/2026, samedi
AFP

Shamil ZhumatovAP
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Asaad al-Shaibani, lors d’une conférence de presse avec son homologue russe Sergueï Lavrov, à Moscou, en juillet 2025.Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assad al-Chaibani, a annoncé samedi à Bahreïn que Damas étudiait la possibilité de rejoindre le pacte de défense de La Mecque, formé par l'Arabie saoudite, le Pakistan et Türkiye.
Selon le ministre syrien des Affaires étrangères, Assad al-Chaibani, des pourparlers sont en cours pour examiner la potentielle adhésion de Damas à l'alliance de La Mecque. "Des discussions sont actuellement en cours pour évaluer l'adhésion de la Syrie à l'alliance de La Mecque", a-t-il précisé lors du dialogue de Manama, une conférence annuelle organisée dans la capitale du royaume de Bahreïn.
Le pacte tripartite
Par ailleurs, ce pacte de défense a été conclu en août dernier à La Mecque par l'Arabie saoudite, le Pakistan et Türkiye. Les trois signataires ont stipulé qu'une agression contre l'un d'eux équivaudrait à une attaque contre l'ensemble des parties. Toutefois, ni Islamabad ni Ankara n'ont annoncé de frappe contre les Houthis, soutenus par Téhéran.
Contexte sécuritaire et alliances renouvelées
De plus, l'Arabie saoudite fait face à une intensification des attaques des Houthis yéménites, ce qui explique sa démarche pour rallier de nouveaux soutiens dans la région. Riyad entretient désormais des relations étroites avec le gouvernement syrien établi après la chute de Bachar al-Assad fin 2024, constituant un soutien diplomatique majeur pour Damas.
En outre, la France et le Royaume-Uni ont récemment renforcé leur présence militaire pour sécuriser les infrastructures pétrolières saoudiennes. Selon des informations concordantes, Paris a déployé des troupes pour protéger un terminal stratégique, tandis que Londres a envoyé des avions de chasse en octobre dernier pour faire face aux menaces aériennes.
