France : Retailleau veut interdire le voile à l'université
17:10, 06/09/2026, dimancheM: Mise à jour: 17:15, 06/09/2026, dimanche
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Retailleau veut interdire le voile à l'universitéLe candidat des Républicains (LR) à l'élection présidentielle française, Bruno Retailleau, s'est prononcé dimanche en faveur d'une interdiction du port du voile à l'université, lors des sorties scolaires et dans le sport, a-t-il indiqué dans un entretien télévisé.
Interdiction du voile à l'université et pour les mineures
Selon ses déclarations à BFM Politique, Bruno Retailleau a répondu
"absolument"
lorsqu'il lui a été demandé s'il interdirait le voile à l'université. Par ailleurs, le candidat LR s'est également dit favorable à une interdiction du port du voile pour les mineures, élargissant ainsi le périmètre des restrictions déjà existantes sur les signes religieux dans les écoles.De plus, il a plaidé pour l'interdiction du voile lors des sorties scolaires ainsi que dans la pratique sportive, visant ainsi l'ensemble des espaces où se trouvent des jeunes. Il a également appelé à la dissolution d'organisations qu'il qualifie d'
"islamistes",
citant notamment les mouvements liés aux Frères musulmans.Un scepticisme affiché sur l'interdiction dans l'espace public
Toutefois, Bruno Retailleau s'est montré sceptique quant à la possibilité d'interdire de manière générale le voile dans l'espace public pour les femmes adultes, estimant qu'une telle mesure serait difficilement applicable par les forces de l'ordre. Selon lui, les gendarmes et policiers ne pourraient pas distinguer facilement une femme voilée pour des raisons idéologiques d'une patiente atteinte d'un cancer devant se couvrir la tête.
"Croyez-vous que les gendarmes, les policiers puissent reconnaître aussi facilement une femme voilée pour des raisons idéologiques, une femme qui aura eu une maladie, un cancer et qui devra se couvrir la tête ?"
, a-t-il interrogé. Il a ainsi affirmé qu'une interdiction générale "ne marchera pas",
soulignant les obstacles pratiques à une telle réglementation.Réduction de l'immigration et assimilation
Par ailleurs, le candidat des Républicains a défendu une réduction significative de l'immigration, établissant un lien direct entre le volume des arrivées sur le territoire français et les capacités d'intégration et d'assimilation des nouveaux venus. Il a ainsi déclaré que
"plus vous accueillez, moins vous assimilez, moins vous intégrez",
mettant en avant une vision restrictive de la politique migratoire.Inscription de la "tradition judéo-chrétienne" dans la Constitution
Dans le même entretien, Bruno Retailleau a confirmé sa volonté de faire reconnaître la
"tradition judéo-chrétienne"
de la France dans le bloc constitutionnel, par le biais d'une "charte de l'ordre républicain"
qu'il souhaite adosser à la Constitution. Interrogé directement sur ce point, il a répondu : "Absolument", assurant que cette référence aurait une portée culturelle et non cultuelle."Il faut assumer nos racines judéo-chrétiennes",
a-t-il déclaré, estimant que cette mention correspond à l'histoire et à la culture françaises sans constituer une remise en cause de la laïcité. Il a ajouté qu'il fallait dire aux Français "qu'il faut être fiers de nos racines, fiers de ce que l'on est",
précisant que cela "n'exclut personne".Un candidat déterminé malgré les sondages
Ces propositions interviennent alors que Bruno Retailleau reste crédité de 6 à 10 % des intentions de vote dans un sondage Ipsos/BVA publié dimanche par Le Parisien. Malgré ces chiffres modestes, il a écarté l'hypothèse d'un ralliement et assuré qu'il poursuivrait sa candidature
"jusqu'à la victoire"
, jugeant celle-ci "à portée de main".
Selon le même candidat,
"sur les cinq dernières élections présidentielles, une fois sur deux les sondages s'étaient trompés pour prédire le second tour",
un argument qu'il a avancé pour justifier sa détermination. Il s'est présenté comme "celui qui peut assumer une vraie rupture et être sérieux",
tout en rejetant l'idée que le scrutin se résume à un duel opposant le Rassemblement national (RN) à La France insoumise (LFI).À lire également:

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