Hommage à la victime de l'attentat raciste de Trappes à l'Assemblée nationale
18:16, 27/10/2026, mardi
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Photo par SAMEER AL-DOUMY AFP
Des participants et des responsables prennent part à une marche silencieuse en hommage à Pengo Bossio Wangi, un homme tué lors d'une fusillade perpétrée par un agresseur le 23 octobre. Cette marche, organisée par son club de MMA, s'est déroulée près de la mairie d'Aubervilliers, au nord de Paris, le 25 octobre 2026.L'Assemblée nationale française a observé mardi une minute de silence en hommage à Pengo Bossio Wangi, jeune homme de 26 ans tué vendredi dans un attentat à caractère raciste à Trappes, dans les Yvelines, a indiqué la présidente de l'institution Yaël Braun-Pivet.
Hommage solennel à l'Assemblée nationale
Selon des sources parlementaires, la cérémonie s'est déroulée dans l'hémicycle en ouverture de la séance des questions au gouvernement, en présence notamment du maire de Trappes, Ali Rabeh, ainsi que de nombreux députés français venus témoigner leur solidarité.
"La haine raciste tue", a déclaré Yaël Braun-Pivet avant d'inviter l'ensemble des parlementaires à observer une minute de silence en mémoire de la victime.
"Il avait des rêves, des projets, une vie à construire. La haine raciste lui a volé cet avenir", a-t-elle également souligné devant les députés réunis pour cette marque de respect.
Parcours et aspirations de la victime
Pengo Bossio Wangi, Français d'origine congolaise âgé de 26 ans, était un jeune sportif passionné d'arts martiaux mixtes (MMA) qui s'entraînait au sein du club Atch Academy à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, où il développait ses compétences depuis plusieurs années.
Selon son entourage proche, il envisageait avec détermination une carrière professionnelle dans cette discipline exigeante et se montrait particulièrement investi dans sa pratique sportive au quotidien.
L'avocat de sa famille, Me Yassine Bouzrou, l'a décrit comme une personne "toujours prête à aider les gens", travailleuse et profondément passionnée par le sport, ajoutant que sa disparition laissait un vide immense dans sa communauté.
Déroulement de l'attaque et conséquences
L'agression mortelle survenue vendredi 23 octobre à Trappes, dans le département des Yvelines en région parisienne, a coûté la vie au jeune homme et fait sept blessés, dont quatre dans un état grave, suscitant une vive émotion et une consternation généralisée à travers l'ensemble de la France.
Par ailleurs, cet attentat à caractère raciste a provoqué une vague d'indignation considérable et donné lieu à plusieurs rassemblements contre le racisme organisés notamment à Paris, Lyon et Marseille, où des centaines de personnes se sont réunies lundi soir pour rendre hommage aux victimes et dénoncer les préjugés.
Le suspect, identifié comme Kévin T., conteste pour sa part le caractère raciste des faits qui lui sont reprochés, selon les déclarations du procureur national antiterroriste rapportées par franceinfo, alors que l'enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes du drame.
Réactions politiques et demandes de justice
Plusieurs responsables politiques de différentes sensibilités ont vigoureusement dénoncé la banalisation des discours de haine sur la place publique et appelé à une mobilisation collective et sans faille contre le racisme sous toutes ses formes.
De plus, le maire de Trappes, Ali Rabeh, a estimé mardi sur BFMTV-RMC que "la société dans son ensemble a baissé les armes" face à la progression inquiétante des discours racistes dans l'espace public.
L'édile a appelé à tirer collectivement les enseignements de cette attaque tragique et à renforcer la lutte contre la stigmatisation de certaines populations, insistant sur la nécessité d'une prise de conscience générale.
En outre, la députée de La France insoumise (LFI), Clémence Guetté, a annoncé vouloir demander la création d'une commission d'enquête parlementaire afin d'établir avec précision les responsabilités liées à l'attentat et d'éviter la répétition de tels drames.
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