France: quatre proches du suspect de l'attentat raciste libérés
16:42, 26/10/2026, lundi
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ESTELLE RUIZ / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFPAFP
Les Gilets jaunes, soutenus par les syndicats et rejoints par des lycéens et des étudiants, ont organisé la deuxième phase de leur mouvement de protestation contre le coût élevé de la vie (baisse du pouvoir d'achat, hausse des prix des carburants) à Nantes, le samedi 24 octobre 2026.Quatre proches de Kévin T., l'auteur présumé de l'attentat raciste qui a fait un mort et cinq blessés vendredi dans les Yvelines, ont été remis en liberté dimanche, selon le Parquet national antiterroriste.
Libération de l'entourage et évaluation psychiatrique
Selon le Parquet national antiterroriste (Pnat), quatre membres de l'entourage familial et amical du suspect ont regagné leur domicile dimanche après avoir été placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête. L'homme de 39 ans est soupçonné d'avoir ouvert le feu à l'arme automatique dans les communes de Trappes et La Verrière, faisant un mort et cinq blessés parmi lesquels une fillette de 12 ans. Par ailleurs, le Pnat a annoncé la suspension de la garde à vue du suspect pour des raisons psychiatriques, précisant qu'il avait été transféré à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police pour une période d'observation pouvant s'étendre sur 48 heures.
La qualification d'attentat terroriste maintenue
Interrogé lundi sur BFMTV-RMC, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a affirmé qu'une éventuelle schizophrénie du suspect ne remettait pas en cause le caractère terroriste et raciste de l'agression. "Ça ne change rien à la gravité de l'acte, au fait que ce soit un attentat terroriste raciste", a-t-il déclaré. De plus, le ministre a souligné : "Ça reste un individu mû par la haine, le racisme et il a tué pour ça. C'est du terrorisme". Il a également attribué cette attaque à l'ultradroite, selon les termes rapportés par les médias français.
Procédure judiciaire et voies d'enquête
Le Pnat a ouvert une enquête pour assassinat et tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance aggravante que les faits ont été commis en raison de l'appartenance réelle ou supposée des victimes à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée. Selon une source proche du dossier citée par la presse française, le suspect suit un traitement contre la schizophrénie. Pour rappel, les faits s'étaient produits vendredi 23 octobre lorsque Kévin T., interpellé peu après les tirs, avait visé plusieurs personnes dans un contexte que les autorités qualifient d'attentat raciste.
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