Attentat islamophobe de Trappes: l'UDMF exige l'abrogation de la loi de 2004

La rédaction
14:31, 27/10/2026, mardi
Yeni Şafak
Attentat islamophobe de Trappes: l'UDMF exige l'abrogation de la loi de 2004
UDMFNouvelle Aube
Illustration du communiqué de l'UDMF suite à l'attentat de Trappes.

Le 23 octobre 2026, un tireur a fait un mort et cinq blessés à Trappes et à La Verrière. Le PNAT enquête pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec circonstance aggravante raciste. L'UDMF dénonce un attentat islamophobe, évoque une fillette de 12 ans visée à cause de son foulard et exige l'abrogation de la loi du 15 mars 2004. L'enquête doit encore établir le mobile exact du suspect.

Vendredi 23 octobre 2026, un homme a tiré en rafales depuis sa voiture à Trappes et à La Verrière (Yvelines). Une personne est morte et cinq ont été blessées. L'Union des démocrates musulmans français (UDMF) dénonce un
attentat islamophobe
et réclame l'abrogation de la loi du 15 mars 2004.

Ce que l'on sait de la fusillade de Trappes et de La Verrière

Les tirs ont éclaté vers 10 h 30, sur trois sites différents. Selon le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, l'ensemble a duré environ 15 minutes. Un homme de 39 ans a été arrêté peu après à Coignières.

Le bilan fait état d'un mort et de cinq blessés, dont trois graves, selon l'AFP. La victime décédée s'appelait Pengo Bossio Wangi. Ce jeune homme de 26 ans était un espoir français du MMA, d'après la presse.

Le suspect, identifié sous le nom de Kévin T., habite à Plaisir. Sa garde à vue a été prolongée samedi. Il serait déjà connu des services de police. Il reste cependant présumé innocent tant qu'il n'a pas été jugé.

Une enquête antiterroriste pour motif raciste

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) s'est saisi du dossier. Il enquête pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste. Il retient aussi une circonstance aggravante : des faits commis en raison de l'appartenance, vraie ou supposée, à une race, une ethnie, une nation ou une religion.

Emmanuel Macron a parlé d'un
"attentat terroriste raciste"
. De son côté, le maire de Trappes, Ali Rabeh, évoque un
"attentat à connotation raciste, probablement islamophobe"
. Il précise que la personne tuée est d'origine africaine. Selon lui, un des blessés est d'origine maghrébine.

Ainsi, la dimension raciste est déjà reconnue au plus haut niveau de l'État. En revanche, l'enquête devra établir le mobile exact du tireur.

Pourquoi la qualification terroriste compte

Cette saisine a des conséquences concrètes. Le PNAT dispose de moyens spécialisés pour remonter les filières et les soutiens éventuels. Par ailleurs, la qualification envoie un message clair: la violence raciste relève du terrorisme.

Trois proches du suspect ont d'ailleurs été entendus dans le cadre de l'enquête, selon la presse.

Ramatou, 12 ans, huit balles et un foulard selon l'UDMF

Parmi les blessés figure une fillette de 12 ans. Le maire de La Verrière, Nicolas Dainville, indique qu'elle a reçu huit balles. Son état a été stabilisé. Ali Rabeh a lancé que son
"crime"
était probablement d'être
"racisée".

L'UDMF va plus loin dans son communiqué. Le mouvement affirme que la jeune Ramatou a été visée parce qu'elle portait un foulard. En effet, il y voit la preuve d'une haine tournée contre les musulmans.

Toutefois, ce détail n'apparaît pas, à ce jour, dans les sources officielles ni dans la presse consultée. Il appartient donc à l'enquête de le confirmer ou non. Cela ne change rien à la gravité des faits : huit tirs ont visé une enfant.

Pourquoi l'UDMF cible la loi du 15 mars 2004

La loi du 15 mars 2004 interdit les signes religieux ostensibles dans les écoles publiques. L'UDMF estime qu'elle porte une lourde responsabilité. Selon le mouvement, elle a criminalisé les femmes musulmanes qui portent le voile.

Elle aurait ainsi transformé un vêtement religieux en objet de danger, de suspicion et d'exclusion. Ses défenseurs, eux, la présentent comme une protection de la laïcité à l'école. Le débat dure depuis plus de vingt ans.

Une stigmatisation devenue quotidienne

À cette stigmatisation institutionnelle s'ajoute, selon l'UDMF, un matraquage de discours antimusulmans. Le mouvement le situe dans une large partie du paysage médiatique. Pour lui, ce climat banalise la haine.

C'est pourquoi l'UDMF écrit que les musulmans sont devenus
"une véritable proie à abattre"
en France. Cette formule est celle du mouvement. Elle traduit l'angoisse d'une communauté qui se sent ciblée.

Une unanimité politique et une émotion populaire

La classe politique a condamné l'attaque. Gabriel Attal a écrit que
"la haine doit cesser"
. La gauche, elle, insiste sur le caractère raciste des faits. Le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel, accuse l'extrême droite de propager cette haine.

Samedi, des centaines de personnes se sont rassemblées à Trappes. Elles ont rendu hommage aux victimes. Ainsi, la ville montre qu'elle refuse la peur et la division.

Ce que réclame l'UDMF après l'attentat

Le mouvement exprime d'abord sa solidarité aux victimes, à leurs familles et à leurs proches. Il rappelle ensuite que les femmes musulmanes voilées ne doivent pas devenir les cibles d'une haine banalisée. Enfin, il affirme que les enfants ne doivent jamais payer le prix des préjugés des adultes.

Surtout, l'UDMF exige l'abrogation de la loi du 15 mars 2004. Il la juge à la source de l'escalade de la haine antimusulmane. Cette demande relancera sans doute un débat très sensible.

Que fait la France face à la haine antimusulmane qui monte ? Les musulmans de France attendent des actes, pas seulement des condamnations.

A lire également:

France: quatre proches du suspect de l'attentat raciste libérés
International
France: quatre proches du suspect de l'attentat raciste libérés
Trappes: Laurent Nuñez évite le terme "attentat raciste"
International
Trappes: Laurent Nuñez évite le terme "attentat raciste"
Attentat de Trappes : le PNAT saisi
International
Attentat de Trappes : le PNAT saisi
Fin de page
Le patrimoine de la Turquie. Groupe de médias international.

Bienvenue sur la source d'information qui façonne l’actualité en Turquie ! Avec son approche journalistique impartiale, dynamique et approfondie, Nouvelle Aube – Yeni Şafak offre à ses lecteurs bien plus que de simples actualités. Des sphères politiques et économiques à l’univers de la culture, de l’art et du sport, accédez instantanément à tout ce qui se passe en Turquie et dans le monde. Grâce à ses plateformes numériques, restez informé à tout moment, où que vous soyez. Suivez l’actualité avec Nouvelle Aube – Yeni Şafak !

Suivez nous sur les réseaux sociaux
Télécharger les applications mobiles

Emportez l’actualité partout avec vous ! Grâce aux applications mobiles de Nouvelle Aube – Yeni Şafak, accédez instantanément aux dernières nouvelles. De la politique à l’économie, du sport à la culture et aux arts, une vaste sélection de contenus est à portée de main ! Téléchargez l’application facilement sur vos appareils iOS, Android ou Huawei, et restez informé en temps réel, où que vous soyez. Téléchargez dès maintenant et ne manquez rien de ce qui se passe dans le monde !

Catégories
Albayrak Medya

Maltepe Mah. Fetih Cad. No:6 34010 Zeytinburnu/İstanbul, Türkiyeiletisim@yenisafak.com+90 212 467 6515

AVERTISSEMENT LEGAL

Le nom et le logo de BIST sont protégés par un « Certificat de Marque Déposée » et ne peuvent être utilisés, reproduits ou modifiés sans autorisation. Tous les droits d’auteur relatifs aux informations publiées sous le nom de BIST appartiennent entièrement à BIST et leur reproduction est interdite. Les données de marché sont fournies par iDealdata Technologies Financières S.A. Les données boursières de BIST sont affichées avec un délai de quinze minutes.

© Net Medya, tous droits réservés. 2026