Erythrée: La situation des droits humains reste "désastreuse" selon l'ONU

La situation des droits humains en Erythrée demeure "désastreuse" et ne montre "aucun signe d'amélioration", a déploré lundi l'ONU, évoquant notamment des cas de tortures et de disparitions forcées commis en "totale impunité".
L'un des pays les plus fermés et autoritaires au monde, l'Erythrée est dirigé d'une main de fer depuis son indépendance de l'Ethiopie en 1993 par le président Issaias Afeworki.
Les troupes érythréennes ont soutenu les forces gouvernementales éthiopiennes dans leur offensive lancée en novembre 2020 contre celles des autorités rebelles de la région du Tigré, au nord de l'Ethiopie, issues du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), ennemi juré du régime d'Asmara.
Les Etats-Unis et des organisations de défense des droits humains les ont accusées d'avoir commis des atrocités durant le conflit, notamment le massacre de centaines de civils, notamment dans la ville d'Aksoum ou le village de Dengolat.
Le bilan précis de ce conflit jalonné d'exactions, qui s'est déroulé largement à huis clos, est inconnu. L'envoyé de l'Union africaine pour la Corne de l'Afrique, Olusegun Obasanjo, a déclaré mi-janvier que jusqu'à 600.000 personnes auraient été tuées.
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