Israël: les électeurs appelés aux urnes pour les législatives
10:08, 27/10/2026, mardi
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Ilia YEFIMOVICHAFP
Le génocidaire Itamir Ben Gvir votant aux élections législatives israéliennes, le 27 octobre 2026.Les Israéliens votent ce mardi pour élire les 120 membres de la Knesset. Plus de 7,3 millions d'électeurs, 37 listes et 12 018 bureaux sont concernés. Likoud, Yashar, Ensemble, Force juive : les grands camps s'affrontent. Pourtant, pour les Palestiniens, le choix revient à blanc bonnet et bonnet blanc. Premier scrutin depuis le début de la guerre génocidaire contre Gaza en octobre 2023, il ne promet ni justice ni fin de l'occupation.
Les Israéliens votent ce mardi pour renouveler la Knesset. Pourtant, pour les Palestiniens, ce scrutin ne changera presque rien. Entre les grands camps en lice, c'est blanc bonnet et bonnet blanc. Voici les chiffres clés, les forces en présence et les raisons de ce constat.
Élections législatives en Israël: les chiffres du scrutin
Les bureaux de vote ont ouvert à 7 h, heure locale (5 h GMT). Ils fermeront à 22 h (20 h GMT), selon la Commission électorale centrale israélienne. Plus de 7,3 millions de personnes doivent élire les 120 membres de la Knesset.
Le pays a installé 12 018 bureaux de vote et environ 18 000 urnes. Par ailleurs, quelque 100 000 agents électoraux sont mobilisés. Au total, 37 partis et listes électorales sont en lice.
Pour gouverner, il faut former une coalition. Elle doit réunir au moins 61 sièges sur 120. C'est pourquoi les alliances de l'après-scrutin comptent autant que le score de chaque parti.
Le vote à l'étranger
Le vote anticipé a déjà eu lieu hors du pays. Les 15 et 16 octobre, 4 218 Israéliens ont voté dans 101 bureaux. Ces bureaux se trouvent dans 99 missions diplomatiques.
Cela représente 86,7 % des 4 863 électeurs autorisés à voter à l'étranger, selon la Commission électorale centrale.
Dépouillement et résultats: le calendrier
Le dépouillement débutera après la fermeture des bureaux, à 22 h. Les chaînes de télévision israéliennes devraient publier des estimations à la sortie des urnes. Les premiers résultats sont attendus dans la nuit.
En revanche, les résultats officiels n'arriveront pas tout de suite. La Commission électorale centrale doit les publier d'ici au 4 novembre.
Les principales forces en présence
Le Likoud du Premier ministre Benjamin Netanyahou domine toujours la scène politique. Face à lui, deux figures cherchent à reprendre le pouvoir. Il s'agit de Gadi Eisenkot, ancien chef d'état-major, avec son parti Yashar. L'autre est Naftali Bennett, ancien Premier ministre, à la tête de l'alliance Ensemble.
D'autres formations pèsent dans le débat. Les Démocrates de Yair Golan et Israël Beitenou d'Avigdor Lieberman en font partie. À l'extrême droite, Force juive du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir joue un rôle clé.
Les listes dirigées par des responsables palestiniens
Des formations dirigées par des responsables palestiniens se présentent aussi. La Liste commune est menée par Yousef Jabareen. La Liste arabe unie (Ra'am) est conduite par Mansour Abbas.
Ces listes représentent les citoyens palestiniens d'Israël. Cependant, elles restent loin des postes de décision dans les coalitions.
Blanc bonnet, bonnet blanc: pourquoi rien ne change pour les Palestiniens
Ces élections sont les premières depuis le début de la guerre génocidaire d'Israël contre la bande de Gaza, en octobre 2023. Or cette guerre n'a pas dominé les promesses des principaux rivaux de Netanyahou. Aucun grand parti juif en lice n'en a fait un procès politique.
En effet, l'opposition au Likoud ne remet pas en cause le cœur du système. Naftali Bennett s'est toujours opposé à un État palestinien. Avigdor Lieberman défend depuis longtemps une ligne dure. Gadi Eisenkot, lui, a dirigé l'armée israélienne de 2015 à 2019.
De plus, la colonisation de la Palestine occupée (Cisjordanie) a progressé sous des gouvernements de tous bords. Les colonies s'étendent, les terres sont confisquées et les villages subissent les attaques de colons. Ce schéma ne dépend pas du nom du Premier ministre.
Un changement de visage, pas de politique
Remplacer Netanyahou changerait un visage, pas une logique. Le dirigeant israélien fait pourtant l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), émis en novembre 2024. Cela n'empêche pas son camp de se présenter comme un recours.
Ainsi, l'alternance promise ressemble à un simple jeu de chaises musicales. Les mots changent et le ton s'adoucit parfois. En revanche, l'occupation, le blocus et l'impunité restent intacts.
Ceux qui ne votent pas
Des millions de Palestiniens vivent sous le contrôle d'Israël sans pouvoir voter. C'est le cas à Gaza et en Palestine occupée (Cisjordanie). Ils subissent pourtant les décisions de la Knesset.
Les colons, eux, votent. Ils élisent des députés qui défendent l'expansion des colonies. Ainsi, deux populations vivent sur le même territoire sous deux régimes de droits différents.
Ce qu'il faut retenir
Les Israéliens choisissent ce mardi leurs 120 députés, dans un scrutin très disputé. Les résultats officiels seront connus d'ici au 4 novembre. En attendant, une certitude s'impose: pour les Palestiniens, le vote ne dessine aucune sortie de l'occupation.
La justice ne viendra pas d'une urne israélienne. Elle viendra de la pression internationale, du droit et de la résistance des peuples. Nouvelle Aube continuera de suivre ce dossier de près.
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