Gaza: Le Caire rejette l'annexion israélienne et réclame l'application du plan Trump
15:37, 23/09/2026, mercredi
AA

Michael M. Santiago / GETTY IMAGES NORTH AMERICAAFP
Session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, le 22 septembre 2026.L'Égypte a réaffirmé mercredi son rejet de l'annexion israélienne et du déplacement des Palestiniens, lors d'un sommet à l'ONU à New York. Le Premier ministre Mostafa Madbouly a défendu un État palestinien aux frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale. Il a réclamé la mise en œuvre complète du plan Trump pour Gaza et de la résolution 2803, alors qu'Israël bloque toujours le déploiement de la force internationale de stabilisation.
L'Égypte a réaffirmé mercredi son opposition aux projets d'annexion israéliens. Le Caire rejette aussi tout déplacement forcé des Palestiniens. Ce message a été délivré lors d'un sommet sur la Palestine, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York.
Le Premier ministre égyptien, Mostafa Madbouly, a porté la voix du président Abdel Fattah al-Sissi. Il a par ailleurs appelé à la mise en œuvre complète du plan du président américain Donald Trump pour la bande de Gaza.
Un sommet sur la Palestine organisé en marge de l'ONU
Le sommet s'est tenu dans le cadre de la 81e session de l'Assemblée générale de l'ONU. Le Royaume-Uni, la France et le Canada coprésidaient la rencontre, consacrée à la solution à deux États.
Mostafa Madbouly a remercié ces trois pays. Il a qualifié cette réunion de moment "important", selon un communiqué du gouvernement égyptien.
Le débat général de l'Assemblée générale a débuté mardi. Il doit se poursuivre jusqu'au 28 septembre.
Un État palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale
Le chef du gouvernement égyptien a exposé la position du Caire. Selon lui, la paix au Moyen-Orient
"ne peut être réalisée que par un règlement politique qui mette fin à l'occupation".
Ce règlement doit, selon Madbouly, aboutir à la création d'un État palestinien. Ses frontières correspondraient à celles du 4 juin 1967. Jérusalem-Est en serait la capitale.
Des colonies israéliennes qui menacent la solution à deux États
Mostafa Madbouly a averti sur l'état du processus de paix.
"Les fondements de la solution à deux États sont confrontés à des défis sans précédent"
, a-t-il déclaré.Il a cité plusieurs facteurs aggravants. L'expansion des colonies israéliennes, les confiscations de terres et la montée des violences des colons en Palestine occupée (Cisjordanie) figurent parmi ces défis.
En revanche, le Premier ministre égyptien a salué certaines réactions internationales. Il a remercié le Royaume-Uni, la France, le Canada et d'autres pays pour leurs mesures contre la colonisation illégale des territoires occupés.
Soutenir l'Autorité palestinienne à Gaza
Le Caire insiste également sur le rôle de l'Autorité palestinienne. Madbouly a souligné la nécessité de préserver sa capacité à exercer ses responsabilités.
Cela suppose, selon lui, de lui permettre de reprendre son rôle dans la bande de Gaza. L'objectif reste de garantir l'unité du territoire et des institutions palestiniennes.
L'Égypte réclame la mise en œuvre complète du plan Trump pour Gaza
Concernant Gaza, Mostafa Madbouly a insisté sur un point précis. Le plan de Donald Trump et la résolution 2803 du Conseil de sécurité de l'ONU doivent être "pleinement" appliqués.
Il a détaillé plusieurs exigences. D'abord, le respect du cessez-le-feu. Ensuite, la facilitation de l'aide humanitaire, le retrait israélien et la limitation du port d'armes aux organismes autorisés.
Le Premier ministre a également appelé au déploiement d'une force internationale de stabilisation. Il souhaite aussi que le Comité national chargé de l'administration de Gaza puisse enfin exercer ses fonctions. Le lancement de la reconstruction doit suivre.
Une feuille de route acceptée par le Hamas, bloquée par Israël
Le 31 juillet, le "Conseil de la paix" de Donald Trump avait annoncé une feuille de route. Celle-ci devait organiser les prochaines étapes du cessez-le-feu.
Le Hamas avait ensuite accepté cette feuille de route. Le mouvement palestinien appelait toutefois Israël à en respecter les dispositions.
Or, selon le communiqué égyptien, Israël bloque toujours deux points essentiels. Le déploiement de la force internationale n'est pas accepté. Le Comité national chargé de l'administration de Gaza, basé au Caire, ne peut pas non plus entrer dans le territoire.
Ce qu'il faut retenir
L'Égypte continue de porter une ligne claire à l'ONU. Elle rejette l'annexion et le déplacement des Palestiniens. Elle défend la solution à deux États, avec Jérusalem-Est pour capitale.
"L'Égypte continuera à travailler avec différents partenaires pour protéger la solution à deux États et parvenir à la paix dans la région"
, a conclu Madbouly.Le blocage israélien sur la force internationale et le Comité national retarde pourtant la reconstruction de Gaza. La pression diplomatique, elle, continue de monter à New York.
A lire également:

International
L'Égypte et le Royaume-Uni discutent du renforcement des relations et les crises régionales

International
Gaza : Guterres réclame des actes pour la solution à deux États

Actualités Turquie
Erdogan appelle à la fin du droit de veto à l'ONU

International
Hakan Fidan multiplie les réunions diplomatiques à New York
Titres : État palestinienL’ÉgypteÉgypte GazaMostafa Madboulyplan Trump Gazasolution à deux Étatsannexion IsraëlPalestine occupée Cisjordanierésolution 2803Assemblée générale ONUAutorité palestiniennecessez-le-feu Gazaégypteannexion israéliennecessez-le-feuprocessus de paixforce internationale de stabilisationdéplacement des palestinienspalestineisraëlabdel fattah al-sissiplan trumpfrontières de 1967assemblée générale de lonucisjordaniedonald trumponuhamasnew yorkroyaume-unifrancecanadamoyen-orientcolonies israéliennesjérusalem-estgazanations unies