Iran: l'armée se dit 'plus forte' et prête à riposter
11:41, 07/11/2026, samedi
AFP

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Le porte-parole de l'armée iranienne, le brigadier général Mohammad AkraminiaL'armée iranienne a assuré samedi être "plus forte" qu'au début de la guerre au Moyen-Orient, se déclarant prête à répondre à toute attaque de manière "immédiate" et "sans limite géographique", selon l'agence officielle Irna.
Déclarations de l'armée iranienne
L'armée iranienne a adopté un ton de défi samedi face aux pressions américaines croissantes. Selon l'agence officielle Irna, le porte-parole militaire Mohammad Akraminia a affirmé que les capacités défensives du pays avaient dépassé leur niveau initial depuis le début du conflit régional.
"Les forces armées de la République islamique sont aujourd'hui en état d'alerte plus élevé et plus puissantes qu'elles ne l'étaient au début de la guerre"
, a-t-il déclaré. Par ailleurs, il a précisé que toute réaction aux agressions étrangères s'inscrirait dans un cadre géographique illimité, soulignant que "Sur ordre du Guide suprême, toute riposte des forces armées sera immédiate, efficace et sans limite géographique".
Tensions autour du détroit d'Ormuz
Dans ce contexte de tensions accrues, l'île de Qeshm, située dans le détroit d'Ormuz, a fait l'objet de nouvelles explosions dans la nuit de vendredi à samedi. La télévision d'État iranienne a rapporté ces détonations tandis que l'agence Tasnim évoquait l'impact de deux missiles sur ce territoire stratégique.
De plus, les médias iraniens ont relayé une annonce des forces armées selon laquelle un drone militaire américain aurait été abattu dans cette zone. Toutefois, ces informations n'ont pas été confirmées de manière indépendante par des sources tierces.
Tractations diplomatiques et conditions iraniennes
Malgré ces incidents militaires, des canaux diplomatiques demeurent actifs sous l'égide du Qatar. Le président américain Donald Trump a ainsi conversé avec l'émir qatari vendredi, tandis que le ministre iranien des Affaires étrangères multipliait les échanges avec ses homologues du Golfe.
Téhéran a formulé des conditions précises pour débloquer le détroit d'Ormuz, passage vital pour le commerce pétrolier. Le porte-parole militaire a répété samedi que l'ouverture de cette voie maritime était subordonnée à l'acceptation par Washington d'un cessez-le-feu régional, du dégel des avoirs iraniens bloqués à l'étranger, ainsi que de la levée des sanctions pétrolières et du blocus naval. Les États-Unis ont jusqu'à présent rejeté ces exigences.
Position américaine et avertissements
Du côté américain, Donald Trump a reconnu vendredi soir procéder à des
"frappes mineures"
, sans préciser s'il s'agissait d'opérations récentes ou de celles menées en début de semaine. Il a également justifié la nécessité de la confrontation en affirmant: "On ne peut pas laisser l'Iran avoir l'arme nucléaire"
.Par ailleurs, l'armée américaine a annoncé vendredi une récompense de 20 millions de dollars pour toute information concernant le programme nucléaire iranien. Cette initiative s'inscrit dans la stratégie de pression maximale menée par l'administration américaine.
Pour rappel, le guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, a averti que de nouvelles frappes américaines entraîneraient une extension du conflit au Moyen-Orient. Il a estimé que ceux qui espéraient un changement de politique américaine
"se trompaient lourdement"
, écartant toute perspective d'assouplissement des positions washingtoniennes.A lire également:

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