Kenya: Amnesty demande une enquête sur la violence policière durant les manifestations

Amnesty International a rassemblé 12.000 signatures pour demander l'établissement d'une commission d'enquête judiciaire au Kenya face à "l'usage illégal de la force policière" lors des manifestations meurtrières de juin, annonce mercredi l'ONG.
Cette démarche intervient trois mois après que ces rassemblements anti-gouvernementaux de la jeunesse, d'une ampleur inédite et initialement pacifiques, ont pris un tour violent le 25 juin, lorsque des manifestants ont pénétré dans l'enceinte du Parlement.
Elles affirment aussi avoir identifié des fusils et des mitraillettes utilisés par des agents dont beaucoup n'étaient ni en uniforme ni dans des véhicules identifiés.
Demande de "justice"
Cette initiative est annoncée au lendemain d'un rassemblement organisé mardi devant le ministère de la Justice, où des mères de manifestants endeuillées ont présenté une liste de personnes tuées lors des manifestations, qui ont duré jusqu'en août.
Selon la LSK, des dizaines de manifestants ont par ailleurs été illégalement détenus pendant et après les rassemblements, beaucoup n'ayant pas encore été retrouvés.
Pour répondre à la pire crise depuis son arrivée au pouvoir, William Ruto a pris une série de mesures, dont le retrait du projet de budget controversé qui prévoyait de nombreuses nouvelles taxes.
Les commentaires que vous publiez sur notre site constituent une ressource précieuse pour les autres utilisateurs. Veuillez faire preuve de respect envers les opinions différentes et les autres membres. Évitez tout langage grossier, offensant, dégradant ou discriminatoire.