Algérie et Italie renforcent leur lutte contre la migration irrégulière
10:12, 04/08/2026, mardi
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L'Algérie et l'Italie renforcent leur coopération contre la migration irrégulière et les réseaux de passeurs, lors de discussions à Rome.L'Algérie et l'Italie ont décidé, lundi à Rome, d'approfondir leur coopération contre la migration irrégulière et la criminalité transfrontalière. Leurs ministres de l'Intérieur ont salué une approche équilibrée mêlant sécurité, humanitaire et développement. Ils élargiront la collaboration policière, la formation et le partage d'expertise. Ce rapprochement prolonge l'accord de 1999, étendu en février 2024 à la cybercriminalité, au trafic de drogue et aux crimes économiques.
L'Algérie et l'Italie veulent aller plus loin ensemble. Lundi, leurs deux ministres de l'Intérieur se sont retrouvés à Rome. Ils ont décidé d'approfondir leur coopération contre la migration irrégulière et la criminalité transfrontalière.
Cette rencontre confirme une dynamique déjà ancienne. En effet, les deux pays travaillent main dans la main depuis plus de vingt ans sur ces dossiers sensibles.
Une rencontre au sommet à Rome
Said Sayoud, ministre algérien de l'Intérieur, a rencontré son homologue italien Matteo Piantedosi. Selon un communiqué du ministère algérien de l'Intérieur, les deux hommes ont abordé plusieurs priorités communes.
Ils ont d'abord cherché à renforcer la coordination bilatérale. Par ailleurs, ils ont voulu freiner la migration irrégulière. Enfin, ils ont ciblé les réseaux de passeurs et de traite des êtres humains.
Ces réseaux prospèrent souvent dans l'ombre. C'est pourquoi les deux ministres insistent sur une action conjointe et durable.
L'approche algérienne saluée par Rome
La partie italienne a salué les efforts de l'Algérie. Elle a mis en avant son approche jugée
"globale et équilibrée".
Cette approche combine trois volets complémentaires. D'une part, elle mobilise des mesures humanitaires. D'autre part, elle s'appuie sur des dispositifs de sécurité. De plus, elle intègre le développement pour traiter les causes profondes de la migration en Afrique.
L'Italie a aussi félicité l'Algérie pour son action contre le trafic de migrants. En outre, Rome s'est dite satisfaite du niveau actuel de la coopération bilatérale dans ces domaines.
Vers un partenariat stratégique élargi
Les deux ministres ont convenu d'élargir leur collaboration. Celle-ci portera sur plusieurs axes concrets.
Le premier axe concerne le travail policier. Le deuxième vise la formation des agents. Le troisième mise sur le partage d'expertise. Enfin, les deux pays veulent créer des mécanismes opérationnels communs.
Ainsi, ils entendent consolider un véritable partenariat stratégique. Cette ambition dépasse la simple gestion des flux migratoires.
Une coopération née en 1999
La relation sécuritaire entre les deux pays n'est pas nouvelle. En effet, elle repose sur un accord bilatéral signé en 1999.
Ce texte couvrait déjà la migration irrégulière. Il encadrait aussi le retour des migrants en situation irrégulière.
Cependant, le contexte a évolué. C'est pourquoi les deux États ont choisi d'actualiser leur cadre commun.
L'accord élargi de février 2024
En février 2024, l'Algérie et l'Italie ont étendu leur accord. Ce nouveau volet répond à des menaces plus larges.
Désormais, la coopération vise aussi le trafic de drogue. De plus, elle englobe la cybercriminalité et les crimes économiques. Elle renforce également la lutte contre la traite des êtres humains.
Par ailleurs, les services de sécurité des deux pays coordonnent mieux leurs opérations. Cette coordination gagne en profondeur et en efficacité.
La route de la Sardaigne reste active
Malgré ces efforts, un défi persiste. Un nombre limité de migrants algériens continue de rejoindre l'Italie.
Ces traversées partent de la côte est de l'Algérie. Elles visent l'île italienne de Sardaigne.
Ce point de passage demeure sensible. Il illustre la nécessité d'une vigilance constante des deux côtés de la Méditerranée.
Ce que révèle ce rapprochement
Le rendez-vous de Rome envoie un signal clair. Les deux pays veulent une réponse commune et coordonnée.
Ils privilégient une approche équilibrée. Celle-ci mêle sécurité, dimension humaine et développement.
En définitive, ce dialogue confirme la place centrale de l'Algérie. Le pays s'impose comme un partenaire clé de l'Europe sur la question migratoire.
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