France: Laurent Nuñez envisage une suspension des réseaux sociaux

La rédaction
10:58, 22/10/2026, jeudi
AA
France: Laurent Nuñez envisage une suspension des réseaux sociaux
JULIEN DE ROSAAFP
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez envisage une possible suspension des réseaux sociaux utilisés pour coordonner des pillages.

Après les violences du 17 octobre en France, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez envisage une possible suspension des réseaux sociaux utilisés pour coordonner des pillages. Au Sénat, il a annoncé des amendements sur les interdictions de manifester et reconnu des failles dans le dispositif de sécurité. Des renforts policiers sont prévus à Marseille et à Limoges. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a accusé l’ultragauche de chercher à déstabiliser le pays. Le gouvernement promet également des réponses aux revendications des lycéens et aux préoccupations liées à la vie chère.

Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a évoqué mercredi au Sénat une possible suspension des réseaux sociaux utilisés pour coordonner des pillages. Après les violences survenues en marge des manifestations du 17 octobre, le gouvernement prévoit également de renforcer les interdictions de manifester et les dispositifs de maintien de l’ordre.

Le ministre a reconnu des failles dans le dispositif de sécurité déployé lors de la mobilisation. Il a annoncé des renforts pour les prochaines manifestations, notamment à Marseille et à Limoges.

Laurent Nuñez envisage de suspendre les réseaux sociaux en cas de pillages

Interrogé au Sénat lors des questions au gouvernement, Laurent Nuñez a évoqué la possibilité de suspendre temporairement les réseaux sociaux lorsqu’ils servent à coordonner des pillages. Il a rappelé qu’une décision du Conseil d’État rendue en 2025 encadrait strictement cette mesure dans des circonstances exceptionnelles.

Aucune décision de suspension ni aucun calendrier n’ont toutefois été annoncés. Le ministre a également évoqué un renforcement des sanctions contre les infractions commises à l’aide de ces plateformes.

Il a néanmoins souligné les difficultés techniques et juridiques liées à l’accès aux échanges chiffrés.

Dans le cadre du projet de loi dit "casseur-payeur", le gouvernement prévoit par ailleurs des amendements concernant les interdictions de manifester dans l’espace public. Une réflexion porte également sur la dissimulation du visage lors des manifestations.

Violences du 17 octobre: le gouvernement reconnaît des failles

Laurent Nuñez a reconnu que les services de renseignement avaient sous-estimé l’ampleur de la mobilisation. Selon lui, ils avaient anticipé une participation maximale de 200 000 personnes, contre 550 000 finalement recensées.

Le ministre a également admis que les casseurs avaient été plus nombreux que prévu dans certaines villes. Il a décrit des attaques simultanées visant à disperser les forces de l’ordre.

Évoquant la situation à Marseille, il a reconnu que le bilan n’était pas satisfaisant.
"Évidemment que ça n’est pas un succès"
, a-t-il déclaré, tout en rejetant les accusations de laisser-faire et en assumant sa responsabilité.

Il a précisé que 75 unités de forces mobiles avaient été engagées, dont 70 pour les événements liés à la mobilisation.

Le gouvernement prévoit désormais de déployer des forces supplémentaires à Marseille samedi. Ces renforts devront être plus mobiles et plus réactifs. Un dispositif de sécurité renforcé est également prévu à Limoges.

Laurent Nuñez a annoncé qu’il se rendrait vendredi dans cette dernière ville avec le Premier ministre, Sébastien Lecornu.

À Orléans, les autorités préparent un dispositif de sécurité
"extrêmement conséquent"
pour le congrès du Rassemblement national et les contre-manifestations attendues. Selon le ministre, plusieurs dizaines de milliers de personnes pourraient participer aux rassemblements.

Sébastien Lecornu accuse l’ultragauche, les socialistes réclament une enquête

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a dénoncé un
"agenda de déstabilisation"
qu’il attribue à l’extrême gauche radicale et à l’ultragauche. Selon lui, ces actions viseraient notamment à perturber l’élection présidentielle.
Il a distingué ces violences des mobilisations sociales et syndicales. Le chef du gouvernement a également accusé La France insoumise de porter une
"atteinte très grave à l’État de droit"
, en raison de ses critiques contre les actions de la police et de la justice.
Concernant l’incendie de la mairie de Limoges, Sébastien Lecornu a indiqué que le Parquet national antiterroriste se trouvait en position d’
"observateur"
. Il n’a pas annoncé que cette juridiction dirigeait l’enquête.

De son côté, la sénatrice socialiste Marie-Arlette Carlotti a indiqué que son groupe avait demandé la création d’une commission d’enquête. À droite, Bruno Retailleau a réclamé l’instauration de l’état d’urgence.

Après les violences, le gouvernement promet des réponses sociales

Les annonces interviennent après les pillages, les incendies et les dégradations survenus en marge de la mobilisation du 17 octobre. Les manifestants protestaient notamment contre la vie chère et les conditions d’études.

Sébastien Lecornu a promis des réponses aux lycéens d’ici lundi. Cinq sujets doivent être abordés: les effectifs des classes, le remplacement des enseignants, la démocratie lycéenne, les bâtiments scolaires et l’orientation, notamment via Parcoursup.

Dans les territoires ultramarins, le gouvernement a également annoncé des renforts de gendarmerie à La Réunion et en Guadeloupe. Un plan de lutte contre le narcotrafic, doté de 14 millions d’euros, a par ailleurs été rappelé.

L’exécutif a enfin promis des réponses aux revendications concernant la vie chère. Ces engagements interviennent dans un contexte de tensions sociales, alors que le gouvernement cherche à répondre aux revendications des jeunes tout en renforçant le maintien de l’ordre.

A lire également:

France : LFI dénonce le déploiement de militaires le 24 octobre
International
France : LFI dénonce le déploiement de militaires le 24 octobre
France : le gouvernement accusé de manipuler les services de renseignement
International
France : le gouvernement accusé de manipuler les services de renseignement
Démission refusée de Laurent Nuñez: Macron maintient son ministre
International
Démission refusée de Laurent Nuñez: Macron maintient son ministre
Fin de page
Le patrimoine de la Turquie. Groupe de médias international.

Bienvenue sur la source d'information qui façonne l’actualité en Turquie ! Avec son approche journalistique impartiale, dynamique et approfondie, Nouvelle Aube – Yeni Şafak offre à ses lecteurs bien plus que de simples actualités. Des sphères politiques et économiques à l’univers de la culture, de l’art et du sport, accédez instantanément à tout ce qui se passe en Turquie et dans le monde. Grâce à ses plateformes numériques, restez informé à tout moment, où que vous soyez. Suivez l’actualité avec Nouvelle Aube – Yeni Şafak !

Suivez nous sur les réseaux sociaux
Télécharger les applications mobiles

Emportez l’actualité partout avec vous ! Grâce aux applications mobiles de Nouvelle Aube – Yeni Şafak, accédez instantanément aux dernières nouvelles. De la politique à l’économie, du sport à la culture et aux arts, une vaste sélection de contenus est à portée de main ! Téléchargez l’application facilement sur vos appareils iOS, Android ou Huawei, et restez informé en temps réel, où que vous soyez. Téléchargez dès maintenant et ne manquez rien de ce qui se passe dans le monde !

Catégories
Albayrak Medya

Maltepe Mah. Fetih Cad. No:6 34010 Zeytinburnu/İstanbul, Türkiyeiletisim@yenisafak.com+90 212 467 6515

AVERTISSEMENT LEGAL

Le nom et le logo de BIST sont protégés par un « Certificat de Marque Déposée » et ne peuvent être utilisés, reproduits ou modifiés sans autorisation. Tous les droits d’auteur relatifs aux informations publiées sous le nom de BIST appartiennent entièrement à BIST et leur reproduction est interdite. Les données de marché sont fournies par iDealdata Technologies Financières S.A. Les données boursières de BIST sont affichées avec un délai de quinze minutes.

© Net Medya, tous droits réservés. 2026