Soudan du Sud: la sécurité s'améliore à Abyei selon l’ONU
11:29, 06/11/2026, vendredi
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Véhicule des Nations Unies dans la région d'AbyeiLe chef des opérations de paix de l'ONU, Jean-Pierre Lacroix, a présenté jeudi au Conseil de sécurité le bilan de la FISNUA à Abyei. Les incidents sécuritaires ont reculé d'environ 32 % par rapport à 2025. Il salue des résultats concrets, mais juge la situation "fragile". L'envoyé spécial Guang Cong souligne que la guerre au Soudan menace le dialogue entre Khartoum et Djouba. Il appelle à le protéger pour trouver une solution politique.
Les incidents sécuritaires ont nettement diminué dans la région d'Abyei. Le responsable des opérations de paix de l'ONU l'a annoncé jeudi devant le Conseil de sécurité. Il a toutefois averti que la situation demeure
"fragile"
.Abyei: une baisse de 32 % des incidents sécuritaires
Jean-Pierre Lacroix est secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de paix. Il a présenté le dernier rapport sur la Force intérimaire de sécurité des Nations unies pour Abyei (FISNUA). Ce document couvre la période du 16 avril au 1er octobre.
Selon lui, les incidents recensés ont diminué
"d'environ 32 %" par rapport à la même période en 2025. Il y voit la preuve que la mission porte ses fruits. "La FISNUA obtient des résultats concrets"
, a-t-il affirmé.Par ailleurs, il a insisté sur des progrès
"mesurables"
. Ainsi, les critères de référence fixés à la mission témoignent d'une évolution positive. Le haut responsable en a fait son message principal devant le Conseil.Ce que la FISNUA a réalisé sur le terrain
Jean-Pierre Lacroix a cité la stabilité générale comme la principale réussite de la période. Elle a été maintenue malgré un contexte régional difficile. La mission y a contribué par plusieurs actions concrètes.
D'abord, elle a maintenu des déploiements proactifs dans tous les secteurs. Ensuite, elle a préservé la liberté de circulation. En outre, elle a soutenu les mécanismes de dialogue local.
De plus, la FISNUA a facilité les arrangements relatifs aux migrations saisonnières. Enfin, elle a renforcé les structures de protection communautaires. Ces mesures visent à réduire les tensions entre les populations.
Selon le responsable onusien, la mission joue un rôle stabilisateur. Elle reste
"un acteur sécuritaire et politique indispensable à Abyei".
Une situation qui reste "fragile"
Cependant, Jean-Pierre Lacroix ne parle pas de victoire.
"Des progrès ont été réalisés. Mais ils restent fragiles"
, a-t-il insisté. Il juge que la situation sécuritaire demeure instable.Il a aussi relevé que l'environnement de la mission devient
"de plus en plus complexe, et non moins"
. C'est pourquoi la FISNUA a, selon lui, plus que jamais besoin du soutien du Conseil de sécurité.Le défi dépasse désormais la simple préservation de la stabilité. Il faut aussi que la mission reste adaptée à son mandat. Or le contexte régional change vite.
Donner aux Casques bleus les moyens d'agir
Jean-Pierre Lacroix a plaidé pour que les Casques bleus disposent des moyens nécessaires. Il estime essentiel de leur fournir
"les outils, les capacités et la protection"
requis. Ces moyens leur permettraient de mener leurs opérations en toute sécurité.En effet, la bonne mise en œuvre du mandat en dépend. Sans ces ressources, les acquis récents pourraient s'éroder.
L'impact de la guerre au Soudan sur Abyei
Guang Cong, envoyé spécial du secrétaire général pour la Corne de l'Afrique, s'est aussi exprimé devant le Conseil. Il a rappelé que le conflit au Soudan pèse sur la région. Selon lui, il a des répercussions négatives sur les relations entre le Soudan et le Soudan du Sud.
Ces répercussions sont à la fois politiques, sécuritaires, économiques et humanitaires. Par conséquent, Abyei subit les effets d'une crise qui la dépasse.
"Le principal défi à Abyei aujourd'hui dépasse les tensions locales"
, a-t-il souligné.Protéger le dialogue entre Khartoum et Djouba
L'enjeu majeur, d'après lui, est de préserver le dialogue récemment relancé entre le Soudan et le Soudan du Sud. Ce processus doit être protégé des répercussions du conflit soudanais. Il doit aussi résister aux pressions politiques au Soudan du Sud.
Pour Guang Cong, ce dialogue reste indispensable à la stabilité. Il conditionne aussi une solution politique. Celle-ci devra déterminer le statut définitif d'Abyei.
Abyei, une région contestée en attente de solution
Abyei est une région contestée, revendiquée par le Soudan et le Soudan du Sud. Son statut définitif n'est toujours pas fixé. La FISNUA y assure une présence onusienne pour prévenir les violences.
La baisse des incidents est donc une bonne nouvelle pour les civils. Toutefois, sans accord politique, la stabilité reste précaire. Le Conseil de sécurité devra décider du soutien qu'il accorde à la mission.
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