Budget: Bregeon écarte la taxation prioritaire des entreprises
12:13, 23/07/2026, jeudi
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DIMITAR DILKOFFAFP
La porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, gesticule tout en s'exprimant lors du point presse organisé à l'issue de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres à l'Élysée, à Paris, le 22 juillet 2026.La porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, a estimé jeudi que taxer davantage les grandes entreprises ne pouvait constituer la réponse privilégiée aux difficultés budgétaires, privilégiant la poursuite de la baisse des dépenses.
Position sur la taxation des entreprises
La porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, a estimé jeudi qu'une taxation accrue des grandes entreprises ne saurait constituer la réponse privilégiée aux difficultés budgétaires de l'État.
Interrogée sur BFMTV-RMC au sujet d'une potentielle taxe sur les
"superprofits"
, elle a indiqué que cette piste, bien qu'envisagée, ne pouvait prétendre au rang de "première réaction"
face aux défis financiers."Extrêmement simpliste"
, a-t-elle jugé l'approche consistant à "taxer les gros"
comme solution unique aux maux des finances publiques. Cette déclaration intervient alors que le débat parlementaire de l'automne approche, au cours duquel cette question
"fera partie du débat"
, a-t-elle précisé.Objectifs de réduction du déficit
Par ailleurs, l'exécutif entend poursuivre son effort de réduction du déficit public sans s'appuyer prioritairement sur de nouvelles prélèvements obligatoires.
Maud Bregeon a confirmé que le gouvernement maintiendrait sa trajectoire de redressement des comptes, évoquant implicitement l'objectif de ramener le déficit à 4,7% du PIB d'ici 2027.
Cette rigueur budgétaire s'inscrit dans un contexte économique dégradé, la croissance française pour 2026 ayant été révisée à la baisse, passant de 0,9% à 0,7% du PIB. Selon la porte-parole, cette révision tient notamment aux tensions persistantes au Moyen-Orient, qui imposent de
"continuer à baisser les dépenses"
.Mesures existantes et débat à venir
De plus, Maud Bregeon a rappelé qu'une contribution exceptionnelle était déjà en vigueur pour les grandes entreprises françaises.
Une surtaxe sur l'impôt sur les sociétés frappe actuellement les 300 plus grandes entreprises du pays, tandis que les entreprises de taille intermédiaire (ETI) ont été soigneusement préservées du dispositif.
"Cela fera partie du débat"
, a-t-elle déclaré concernant la potentielle reconduction de ce mécanisme à l'automne. Toutefois, elle a mis en garde contre tout "total bashing"
des grandes entreprises, soulignant la nécessité de préserver l'attractivité économique.Recours à l'article 49.3
En outre, la porte-parole n'a pas exclu un recours à l'article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget.
Cette hypothèse, bien que controversée, reste
"pas exclue"
selon ses termes, son utilisation dépendant "du texte"
qui sera soumis au Parlement.La décision finale quant à l'emploi de cette procédure, qui permettrait de faire passer le budget sans vote majoritaire, sera prise à l'automne lors de l'examen parlementaire des textes financiers.
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