France : 2 milliards d'économies annoncés au ministère du Travail
16:19, 28/08/2026, vendredi
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Ludovic MARINAFP
Le ministre français du Travail, Jean-Pierre Farandou, quitte l'Élysée à Paris à l'issue de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, le 10 juin 2026.Le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, a annoncé que son ministère devrait réaliser environ 2 milliards d'euros d'économies sur un budget de 40 milliards, en s'appuyant notamment sur l'efficience administrative et la lutte contre la fraude.
Objectif de 2 milliards et préservation des priorités
Le ministre du Travail et des Solidarités français, Jean-Pierre Farandou, a indiqué vendredi lors d'un entretien sur Franceinfo que l'enveloppe d'économies demandée à son ministère s'élèverait à environ 2 milliards d'euros, sur un budget total d'environ 40 milliards.
Il a précisé que cet effort budgétaire devrait reposer principalement sur une amélioration de l'efficience administrative et sur la lutte contre la fraude, résumant la démarche en ces termes :
"Réduire des dépenses inutiles, se focaliser sur l'essentiel".
Toutefois, le ministre a parallèlement affirmé que certaines dépenses seraient préservées, notamment l'apprentissage avec les aides aux entreprises accueillant des apprentis et le financement des organismes de formation, ainsi que les dispositifs destinés aux jeunes en difficulté comme les contrats d'engagement jeune.
Par ailleurs, il a garanti que le nombre d'inspecteurs du travail serait maintenu à près de 2 000, et que le RSA ainsi que l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) seraient indexés dans le prochain budget.
Déficit de la Sécurité sociale et réforme des retraites
Concernant l'équilibre financier de la Sécurité sociale, Jean-Pierre Farandou a estimé que le déficit dépasserait encore 20 milliards d'euros en 2026.
Sur la question des retraites, il a défendu l'idée que l'allongement de la durée d'activité devait impérativement être accompagné d'une amélioration des conditions de travail et d'une meilleure prise en compte de la pénibilité, soulignant que la question devait être abordée en tenant compte des conditions durant les décennies précédant le départ à la retraite.
Le ministre a également déclaré :
"La contrepartie du fait de demander aux salariés français de travailler davantage, c'est aussi d'écouter les salariés qui ne sont pas capables de travailler davantage".
Il a par ailleurs rappelé que l'emploi des jeunes et le maintien des seniors dans l'emploi constituaient des leviers essentiels pour l'équilibre du système de retraite, annonçant la poursuite des travaux avec les partenaires sociaux dans le cadre de la conférence consacrée au travail, à l'emploi et aux retraites.
En outre, il a mis en garde contre le poids financier d'une indexation intégrale des pensions sur l'inflation, rappelant que les retraites représentent environ 400 milliards d'euros et qu'une hausse de 1 % génère rapidement plusieurs milliards d'euros de dépenses supplémentaires.
Égalité femmes-hommes et conditions de travail
Jean-Pierre Farandou a affirmé vouloir
"éradiquer"
l'écart salarial de 4 % subsistant, à travail et durée équivalents, entre les femmes et les hommes. Il a précisé que les organisations patronales avaient exprimé des réserves à ce sujet, notamment par crainte d'un dispositif trop normatif et d'une charge administrative excessive.
De plus, le ministre a déclaré soutenir le renforcement des dispositions contre les violences sexistes et sexuelles au travail, prévoyant des mesures de prévention et des sanctions renforcées.
Il a également évoqué des mesures concernant la santé au travail des femmes, notamment durant la grossesse, l'allaitement et la ménopause.
Procédure budgétaire et avertissement aux parlementaires
Concernant le prochain budget de l'État et celui de la Sécurité sociale, le ministre a estimé qu'une adoption parlementaire était indispensable.
Il a mis en garde contre le recours à une loi spéciale, qui conduirait selon lui à reconduire temporairement les crédits existants et limiterait la capacité de l'État à engager de nouvelles dépenses ou à modifier ses recettes.
"Il faut absolument pouvoir donner un budget et pour l'État français et pour la sécurité sociale"
, a-t-il déclaré, appelant les parlementaires à "trouver un budget".
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