Equateur: une Russe détenue pour trafic d'iguanes
10:59, 30/08/2026, dimanche
AFP

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Une Russe détenue pour trafic d'iguanesUne ressortissante russe interpellée à l'aéroport de Quito alors qu'elle tentait de transporter 32 iguanes marins vers l'Islande a été placée en détention provisoire samedi par un juge équatorien pour trafic présumé d'espèces sauvages, a annoncé le parquet.
Interpellation à l'aéroport de Quito
Les autorités équatoriennes ont interpellé vendredi une ressortissante russe à l'aéroport international de Quito, alors qu'elle s'apprêtait à embarquer pour l'Islande, a indiqué la police. Les agents de sécurité ont découvert dans ses bagages huit boîtes en plastique contenant 32 iguanes marins vivants, une espèce strictement protégée par la législation locale, selon le même communiqué. Ces reptiles, endémiques de l'archipel des Galapagos situé à environ 1 000 kilomètres des côtes équatoriennes, faisaient l'objet d'une tentative de trafic international.
Un écosystème unique menacé
L'archipel des Galapagos, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, abrite une faune et une flore uniques au monde, dont quatre espèces d'iguanes distinctes, a rappelé le ministère de l'Environnement dans un communiqué. Par ailleurs, les spécimens saisis appartiennent à l'espèce Amblyrhynchus cristatus, la seule iguane marine existante, tandis que les trois autres espèces présentes sur l'île sont terrestres, dont une se distingue par sa coloration rose caractéristique. De plus, les animaux ont été retrouvés en état de faiblesse et de déshydratation suite à leur confinement dans des conditions inadaptées, a précisé la même source.
Procédure judiciaire et sanctions
Un juge équatorien a ordonné samedi la mise en détention provisoire de la suspecte, identifiée comme Olga K., en attendant son procès prévu le 18 septembre prochain, a annoncé le parquet sur le réseau social X.
"Un juge a ordonné la détention provisoire d'Olga K., mise en examen pour un délit présumé contre la flore et la faune sauvage",
a indiqué la même institution, précisant que la prévenue encourt une peine pouvant aller jusqu'à trois années d'emprisonnement. Cette affaire illustre les efforts des autorités équatoriennes pour lutter contre le braconnage et le trafic d'espèces protégées dans cette province insulaire qui tire son nom des tortues géantes endémiques.À lire également:

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