Appel à des renforts médicaux à La Réunion face au chikungunya
15:38, 21/04/2025, lundi
AFP

Richard BOUHETAFP
Un médecin aide un patient atteint du chikungunya au Centre Hospitalier Ouest Réunion (CHOR) à Saint Paul, l'île de La Réunion, dans l'océan Indien, le 10 avril 2025. Face au pic de l’épidémie de chikungunya à La Réunion, le centre hospitalier universitaire (CHU) de l’île a lancé un appel à des renforts médicaux nationaux, alors que le virus a déjà causé six décès depuis le début de l’année.
"Le pic épidémique avait été annoncé pour mi-avril par les épidémiologistes. Nous y sommes"
, a déclaré Lionel Calenge, directeur général du CHU, à la radio RMC. Il précise que l’hôpital est "en première ligne dans cette situation de crise"
, subissant une affluence exceptionnelle de patients infectés par le virus.Urgences saturées et capacité hospitalière insuffisante
Chaque jour, entre 30 et 40 patients atteints de chikungunya se présentent dans les deux services d'urgence du CHU, générant une pression considérable. Le taux d’occupation atteint 95 % en médecine et en chirurgie, et le nombre de lits est insuffisant pour faire face à l’afflux.
"Nous faisons face à une hausse de 12 % de l’activité aux urgences sur le dernier mois",
précise Lionel Calenge. Pour répondre à cette urgence sanitaire, trois médecins de la réserve sanitaire ont été mobilisés, et six renforts supplémentaires ont été demandés à l’échelle nationale.Plan blanc déclenché et tournée présidentielle imminente
Début avril, le plan blanc a été activé au sein du CHU. Ce dispositif permet de reprogrammer certaines interventions, rappeler du personnel en congé et mobiliser toutes les ressources disponibles pour faire face à une situation sanitaire exceptionnelle.
Alors que l’île connaît plus de 100.000 cas estimés de chikungunya, les autorités sanitaires notent une légère baisse de l’épidémie, bien que la situation reste tendue.
Le président Emmanuel Macron est attendu ce lundi dans l’océan Indien pour une tournée de cinq jours, avec des étapes prévues à La Réunion et Mayotte, deux territoires durement touchés par des crises sanitaires et sociales.
Conclusion
La situation hospitalière à La Réunion révèle l’ampleur de la crise liée au chikungunya. Alors que les services d'urgence sont à saturation, les appels à l’aide du CHU soulignent la nécessité d’un soutien sanitaire national renforcé, en pleine visite présidentielle.
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