Trump s'en prend aux médias après une plainte sur l'accès
13:09, 22/09/2026, mardi
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ALEX WROBLEWSKIAFP
Une pancarte apposée sur le bureau de CNN dans la salle de presse de la Maison Blanche est visible à Washington, DC, le 21 septembre 2026.Le président américain Donald Trump s'en est pris lundi à CNN, Politico et MS NOW après le dépôt par ces trois médias d'une plainte contestant la décision de la Maison Blanche d'interdire à leurs journalistes l'accès au complexe présidentiel.
Selon des sources concordantes, le président américain Donald Trump s'en est vivement pris lundi à CNN, Politico et MS NOW sur sa plateforme Truth Social, au lendemain du dépôt par ces trois organisations d'une plainte judiciaire contestant l'interdiction d'accès à la Maison-Blanche imposée à leurs journalistes.
Des attaques virulentes contre la presse
Dans une publication sur Truth Social, le locataire de la Maison-Blanche a qualifié ces organisations de diffuseurs de
"fausses informations",
estimant qu'elles ne méritaient pas d'accéder au Bureau ovale. "Il s'appelle le Bureau ovale et doit être traité avec décorum, respect et dignité, et non souillé par des clowns de troisième ordre qui déforment, manipulent et dégradent délibérément tout ce qu'ils écrivent ou publient"
, a-t-il écrit.Par ailleurs, Donald Trump a affirmé que
"pratiquement tous les articles qui parlent de moi, ou de tout ce qui me concerne, sont négatifs, erronés et, dans de nombreux cas, DANGEREUX pour notre pays".
Il a également dénoncé la manière dont ses réalisations seraient systématiquement minimisées et dénigrées par ces médias, ajoutant qu'il ferait
"tout ce qui est nécessaire pour garantir la prospérité des États-Unis"
et que "LES FAUSSES INFORMATIONS CONSTITUENT UNE MENACE POUR LA DÉMOCRATIE".
La mobilisation des réseaux télévisés
Toutefois, les membres du pool télévisé de la Maison-Blanche, composé d'ABC News, CBS News, CNN, Fox News Media et NBC News, ont publié une déclaration commune en solidarité avec les médias exclus.
"Le public a un intérêt essentiel à recevoir des informations exactes et indépendantes sur son gouvernement",
ont-ils déclaré, ajoutant qu'"aucune administration ne devrait restreindre l'accès d'un média parce qu'elle conteste sa couverture".
De plus, les cinq grands réseaux de télévision ont suspendu leur couverture lundi matin pour protester contre cette exclusion, privant ainsi la cérémonie d'inauguration organisée à la Maison-Blanche en présence de Donald Trump d'une couverture traditionnelle.
Seul le média américain Newsmax a diffusé l'événement, entouré d'ouvriers portant casques et gilets de sécurité, et ce uniquement avec des images en direct sans son, en raison de l'absence du pool de presse.
Un mouvement de solidarité s'élargit
Le Washington Post a de son côté annoncé qu'il ne publierait aucune photographie des événements présidentiels organisés lundi, rejoignant ainsi les autres médias dans leur protestation collective, tandis que les relations entre l'administration Trump et la presse nationale se détériorent davantage.
Pour rappel, cette décision intervient dans un contexte de tensions persistantes marquées par des mesures restrictives récurrentes à l'encontre des médias critiques depuis le retour du président à la Maison-Blanche.
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