Climat, guerres, Trump: le G20 sous pression en sommet à Rio

Les dirigeants du G20 se retrouvent lundi à Rio de Janeiro pour un sommet sous forte pression, entre besoin d'un compromis sur le climat et divergences criantes sur l'Ukraine et le Proche-Orient, avant le retour de Donald Trump.
Alors que les dirigeants sont attendus au Musée d'Art moderne, qui va accueillir le sommet au bord de la sublime baie de Rio, plus que jamais les interrogations tournent autour de la déclaration finale attendue, et de son contenu.
Les chefs d'Etat et de gouvernement des plus grandes économies avancées et émergentes, parmi lesquels les présidents des deux superpuissances, l'Américain Joe Biden, au crépuscule de son mandat, et le Chinois Xi Jinping, doivent tenter d'avancer sur la question du financement climatique, sous la houlette du Brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, hôte du sommet.
La guerre en Ukraine et la guerre génocidaire menée par Israël à Gaza et l'agression israélienne au Liban fracturent aussi la communauté internationale.
Une source gouvernementale allemande a reconnu avant le G20:
Les discussions sur l'Ukraine et le Proche-Orient (...) sont les plus difficiles. Nous verrons jusqu'où nous arrivons à aller dans le communiqué, ça va être un défi.
Le président russe Vladimir Poutine, qui avait déjà manqué les derniers sommets, sera le grand absent à Rio.
Or, le moment est stratégique: Washington vient de donner l'autorisation à l'Ukraine de frapper le territoire russe avec des missiles à longue portée fournis par les Etats-Unis, selon un responsable américain.

Alliance contre la faim
Aux divergences sur les grands conflits en cours s'ajoute une incertitude sur l'attitude qu'adoptera le président argentin Javier Milei, ultralibéral et sceptique face aux théories sur le le climat.
Le président de gauche Lula espère surtout marquer des points sur des dossiers sociaux, lui qui se pose en champion du "Sud global" et des plus défavorisés.
Elle va rassembler des pays du monde entier et des institutions internationales afin de dégager des moyens financiers et répliquer les initiatives qui fonctionnent localement.
Fragmentation
L'ombre de Donald Trump, qui revient à la Maison Blanche en janvier, va planer sur la réunion de Rio.
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