Pétrole: hausse des cours sur fond de tensions
12:40, 07/09/2026, lundi
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Les contrats à terme sur le Brent, référence internationale pour livraison en novembre, s'échangeaient à 97,50 dollars le baril à 10h00 locales (07h00 GMT), enregistrant une hausse de 1,27% par rapport à la clôture précédente de 96,28 dollars. Les cours du pétrole ont progressé lundi, tirés par les craintes d'une escalade militaire entre Téhéran et Washington autour du détroit d'Ormuz et ses conséquences sur les expéditions énergétiques mondiales.
Progression des cours du brut
Les contrats sur le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine pour livraison en octobre, progressaient de 1,11% à 92,50 dollars le baril, contre 91,48 dollars à la clôture antérieure.
Incident militaire près d'Erbil
Le regain de tensions trouve son origine dans les affrontements récents entre les deux pays, notamment la destruction revendiquée par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) d'un aérostat de surveillance américain. Selon un communiqué relayé par l'agence Tasnim, le CGRI a indiqué que le dispositif PSS-T (Persistent Surveillance Systems-Tethered) avait été "complètement détruit" par des drones près de l'aéroport d'Erbil, dans le nord de l'Irak, précisant que cet appareil servait de tour de surveillance reliée au sol et se distinguait des ballons conventionnels.
Maintien de la production OPEP+
De plus, les cours trouvent un soutien dans la décision de sept pays de l'OPEP+ de maintenir leur production inchangée en octobre, limitant ainsi les anticipations d'une nouvelle hausse de l'offre mondiale. Les objectifs fixés s'établissent à 10,478 millions de barils par jour pour l'Arabie saoudite, 9,949 millions pour la Russie, 4,431 millions pour l'Irak, 2,676 millions pour le Koweït, 1,628 million pour le Kazakhstan, 1,007 million pour l'Algérie et 841 000 pour Oman, soit un cumul d'environ 31 millions de barils quotidiens, selon les données officielles.
Menaces iraniennes sur le détroit
Toutefois, les perspectives d'un accord entre l'Iran et Oman sur un nouveau corridor maritime ont partiellement atténué les inquiétudes, bien que Téhéran ait annoncé la création prochaine d'une zone maritime restreinte à l'extérieur du détroit d'Ormuz. Selon le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohsen Rezaei, cité par Press TV,
"tout navire pénétrant dans cette nouvelle zone sera inscrit sur une liste de sanctions"
.Par ailleurs, Mohsen Rezaei a affirmé que le détroit d'Ormuz était
"totalement fermé et sous le contrôle des forces armées"
, qualifiant de "grand mensonge"
l'assertion de Donald Trump selon laquelle cette voie resterait ouverte. Il a précisé que seuls sept ou huit navires transportant des produits de première nécessité transitaient désormais par cette route, contre plus de 100 auparavant, et a annoncé la signature prochaine avec Oman d'un accord plaçant les points d'entrée et de sortie du corridor sous contrôle iranien.À lire également:

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