France: convocation de l'ambassadeur russe et pression sur Téhéran
11:56, 13/07/2026, lundi
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WOJTEK RADWANSKIAFP
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'exprime lors d'une conférence de presse conjointe avec le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères polonais, Radosław Sikorski, après avoir participé, en tant qu'invité d'honneur, à la conférence annuelle des chefs de mission diplomatique à Varsovie, le 9 juillet 2026.La France convoquera "dans les prochains jours" l'ambassadeur de Russie à Paris suite à une cyberattaque attribuée à Moscou, et maintiendra les sanctions contre l'Iran, a annoncé le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.
Convocation de l'ambassadeur russe
Cette mesure fait suite à la découverte d'une
"vaste campagne cyber"
attribuée à Moscou et visant plusieurs pays européens, a-t-il annoncé lundi au micro de BFMTV-RMC, tandis que les tensions entre les deux capitales demeurent vives.Le chef de la diplomatie française a dénoncé
"une vaste campagne cyber aux buts de sabotage et d'espionnage conduite par la Russie dans une dizaine de pays européens"
, dont la France. "Nous convoquerons l'ambassadeur de Russie en France dans les prochains jours",
a-t-il déclaré, sans préciser la date exacte de cette convocation diplomatique.Sanctions contre les entités impliquées
Par ailleurs, Jean-Noël Barrot a annoncé l'adoption de sanctions ciblant
"neuf individus et quatre entités"
impliqués dans ces activités de cyberespionnage. Ces mesures s'inscrivent dans un contexte de fortes tensions entre Paris et Moscou, sur fond de guerre en Ukraine et de multiples accusations occidentales visant la Russie pour des opérations de déstabilisation et d'ingérence sur le continent européen.
Maintien de la pression sur Téhéran
Interrogé sur la situation au Moyen-Orient, le ministre français a assuré qu'il n'y aurait
"aucune levée de sanctions"
européennes contre l'Iran tant que Téhéran n'aura pas renoncé à son programme nucléaire et à ses "actions déstabilisatrices"
dans la région. Il a également affirmé que les bases militaires françaises au Moyen-Orient étaient
"en sécurité"
, tout en exprimant le souhait de ne pas voir la zone replonger dans une période de fortes tensions.Tensions autour du détroit d'Ormuz
Concernant le détroit d'Ormuz, Jean-Noël Barrot a indiqué que la Marine nationale n'avait pas encore entamé d'opérations de déminage en raison de la reprise des hostilités entre Washington et Téhéran.
"Nous sommes prêts à le faire à condition que le calme revienne"
, a-t-il déclaré, soulignant que ni les États-Unis ni l'Iran n'avaient "aucun intérêt"
à une reprise du conflit armé.De plus, le chef de la diplomatie a rappelé que le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique avait annoncé dimanche la fermeture du détroit d'Ormuz au trafic maritime
"jusqu'à nouvel ordre".
Cette décision intervient après que le président américain Donald Trump a déclaré que le protocole d'accord signé le mois dernier entre l'Iran et les États-Unis, sous médiation pakistanaise, était désormais
"terminé".
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