Pakistan : mesures d'urgence dans une province du Nord
12:04, 11/10/2026, dimanche
AFP

Haider AliX
Mesures d'urgence dans une province du NordLe Pakistan a instauré dimanche des mesures d'urgence dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, suite à des manifestations antigouvernementales, a annoncé la présidence. Ces dispositions confèrent au gouvernement fédéral des pouvoirs étendus sur cette région où des milliers de partisans de l'ancien Premier ministre emprisonné Imran Khan défilent.
Disposition constitutionnelle et pouvoirs renforcés
Selon un communiqué de la présidence pakistanaise, ces mesures ont été prises sur la base de deux articles de la Constitution relatifs à la sécurité nationale. Elles permettent au gouvernement fédéral d'exercer un contrôle administratif direct sur la province de Khyber Pakhtunkhwa, située dans le nord-ouest du pays. Par ailleurs, ces dispositions suspensives confèrent aux autorités centrales des prérogatives accrues en matière de maintien de l'ordre.
Mobilisation des partisans d'Imran Khan
Des milliers de manifestants, fidèles à l'ancien Premier ministre Imran Khan actuellement détenu, ont défilé dans cette province pour exiger sa libération immédiate. Les cortèges, composés notamment de militants du parti Tehreek-e-Insaf (PTI), ont entamé leur marche vers la capitale Islamabad malgré les barrages policiers. De plus, des sources locales ont signalé des tensions dans plusieurs localités de la région.
Contexte de violences récentes
Toutefois, la situation sécuritaire s'est dégradée ces dernières heures avec des affrontements signalés dans le nord-ouest du pays. Des violences ont éclaté lorsque les forces de l'ordre ont tenté de disperser les rassemblements protestataires, entraînant un climat d'instabilité. Selon des sources concordantes, ces incidents ont justifié l'invocation des articles constitutionnels permettant l'état d'exception.
Pour rappel
Imran Khan, ancien capitaine de cricket devenu homme politique, dirige depuis sa prison le parti PTI et demeure une figure centrale de l'opposition. Il purge actuellement une peine pour des condamnations qu'il qualifie de politiquement motivées, dans le cadre de multiples procès lancés contre lui depuis son éviction du pouvoir en 2022. La province de Khyber Pakhtunkhwa constitue un bastion électoral traditionnel de l'ancien chef du gouvernement.
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