Élections israéliennes: Netanyahou en tête sans majorité, les partis arabes en arbitres
11:27, 28/10/2026, mercredi
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Avec 57 sièges, le bloc de Netanyahou rate la majorité lors des élections israéliennes du 27 octobre 2026.Les élections israéliennes du 27 octobre débouchent sur une impasse. Après 41,9 % des urnes dépouillées, le bloc de Netanyahou obtient 57 sièges et celui de Gadi Eisenkot 47, loin des 61 requis. Les partis arabes, avec 16 sièges, pourraient faire basculer la Knesset. Leur soutien reste toutefois incertain. Ces résultats provisoires peuvent encore évoluer, et Israël risque de nouvelles élections.
Les élections israéliennes du 27 octobre débouchent sur une impasse. D'après des résultats provisoires, le bloc de Benjamin Netanyahou n'atteint pas la majorité à la Knesset. Son rival, Gadi Eisenkot, n'y parvient pas non plus. Ainsi, les partis arabes se retrouvent en position d'arbitres.
Élections israéliennes: un scrutin sans vainqueur net
Le dépouillement se poursuivait mercredi. Après 41,9 % des urnes dépouillées, le bloc de Netanyahou était crédité de
57 sièges
sur 120, selon le Times of Israel. Il lui en manque donc quatre pour atteindre les 61 sièges nécessaires pour gouverner.Le bloc d'opposition, mené par Gadi Eisenkot, obtenait 47 sièges. Par ailleurs, deux formations à dominante arabe, la Liste unifiée et Ra'am, se partageaient les 16 sièges restants. Le quotidien israélien cite la Commission électorale centrale.
Par conséquent, aucun camp ne dispose d'une majorité parlementaire. Ces chiffres restent toutefois provisoires. Ils peuvent changer à mesure que le décompte avance.
Ce blocage n'a rien d'une surprise. Les sondages publiés avant le vote annonçaient déjà une impasse entre les deux camps. Le Times of Israel le relevait depuis des mois. Les premiers résultats confirment donc la tendance. Dix sièges séparent les deux blocs, et le pays reste profondément divisé sur l'avenir de Netanyahou.
Les résultats détaillés, parti par parti

Le bloc de Netanyahou
Le Likoud arrive en tête avec 28 sièges. De plus, le Judaïsme unifié de la Torah en décroche 8. Le Shas, l'alliance Sionisme religieux-Zehout et Otzma Yehoudit en comptent 7 chacun. Au total, ces cinq formations atteignent 57 sièges.
Le bloc d'Eisenkot
Yashar, le parti d'Eisenkot, est crédité de 21 sièges. Ensuite viennent Ensemble avec 11 sièges et Israel Beiteinou avec 8. Enfin, les Démocrates en obtiennent 7. Le total s'élève à 47 sièges.
Les formations arabes
La Liste unifiée est créditée de 12 sièges. Ra'am, de son côté, en obtient 4. Ensemble, ces deux listes pèsent 16 sièges. Ce poids suffit à bloquer ou à débloquer toute coalition.
Pourquoi les partis arabes peuvent faire la différence
Leurs 16 sièges changent l'équation. En effet, ajoutés aux 47 sièges du bloc Eisenkot, ils donneraient une majorité de 63 sièges. Cela dépasserait la barre des 61. Pourtant, rien ne garantit leur soutien.
Ces partis représentent surtout les citoyens palestiniens d'Israël. Ceux-ci vivent depuis des décennies sous des lois discriminatoires. Parmi elles figure la loi sur l'État-nation de 2018. Leurs élus hésitent donc à soutenir un gouvernement dirigé par un ancien chef d'état-major.
Gadi Eisenkot a dirigé l'armée israélienne de 2015 à 2019. Ensuite, il a siégé au cabinet de guerre après le 7 octobre 2023. Il l'a quitté en juin 2024. Cette trajectoire pèsera lourd dans les négociations.
Cependant, le précédent existe. En 2021, Ra'am avait rejoint la coalition du gouvernement Bennett-Lapid. L'hypothèse n'est donc pas nulle. Mais le contexte a radicalement changé depuis la guerre génocidaire menée à Gaza.
Un changement de visage ne mettra pas fin à l'occupation
Il faut rester lucide. Une victoire de l'opposition ne signifierait pas une rupture avec la politique actuelle. Eisenkot a participé à la conduite de la guerre. Les bombardements et le blocus de Gaza ont fait des dizaines de milliers de morts palestiniens.
De plus, la colonisation progresse en Palestine occupée (Cisjordanie). Des partis comme Otzma Yehoudit et le Sionisme religieux la défendent ouvertement. Un départ de Netanyahou n'y mettrait pas fin à lui seul. Les Palestiniens attendent des actes, pas un simple changement de visage.
En revanche, le poids des élus arabes montre une chose. Les Palestiniens d'Israël restent une force politique que nul ne peut ignorer. Leur voix compte, même dans un système qui les marginalise.
Quelle suite après ce scrutin ?
Le dépouillement doit se poursuivre. Les résultats définitifs fixeront le vrai rapport de force. Ensuite, le président israélien chargera un candidat de former un gouvernement.
Si personne ne réunit 61 sièges, Israël risque de nouvelles élections. Le pays a déjà connu cette situation. Entre 2019 et 2022, il a voté cinq fois en moins de quatre ans. Cette instabilité chronique n'a pourtant rien réglé.
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