Lors d’un point de presse de la Commission européenne, le porte-parole Olof Gill a indiqué : "La présidente Ursula von der Leyen salue toute initiative menant à une paix juste et durable pour l’Ukraine. Si la réunion évoquée sert cet objectif, nous la soutiendrons."
Il a rappelé que la position de l’Union européenne sur l’Ukraine "est bien connue et de longue date"
et qu’"il est grand temps que la Russie mette fin à sa guerre d’agression insensée et illégale contre l’Ukraine".
Gill a précisé que, bien que les détails de la rencontre proposée ne soient pas encore confirmés, la Commission européenne y verrait un signe positif "si elle permettait de progresser vers la paix".
Interrogé sur d’éventuels contacts entre Ursula von der Leyen et Donald Trump à ce sujet, le porte-parole a indiqué ne pas pouvoir le confirmer, tout en soulignant que la présidente de la Commission "est en contact régulier avec de nombreux dirigeants dans le cadre des efforts constants pour parvenir à une paix juste et durable en Ukraine".
Une autre porte-parole de la Commission, Anita Hipper, a réaffirmé le soutien du bloc européen aux efforts de paix : "Nous soutenons la paix. Nous soutenons le président Trump dans ses efforts, nous voulons y parvenir. Et pour cela, nous devons maintenir la pression sur la Russie."
Elle a ajouté que cette pression se refléterait également dans le prochain 19ᵉ paquet de sanctions de l’Union européenne contre Moscou.
Concernant une éventuelle participation de Vladimir Poutine à cette rencontre, Hipper a précisé que le président russe et le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov "sont soumis au gel de leurs avoirs dans l’UE, mais ne font pas l’objet d’interdictions de voyager".
Jeudi, les présidents russe et américain ont eu, selon le conseiller du Kremlin Iouri Ouchakov, une "conversation téléphonique très substantielle, franche et confidentielle"
d’une durée d’environ deux heures et demie. Ouchakov a indiqué que Poutine et Trump avaient évoqué la possibilité d’une nouvelle rencontre en face à face et convenu que leurs représentants commenceraient immédiatement les préparatifs d’un sommet, Budapest étant envisagée comme lieu potentiel. Les deux dirigeants s’étaient rencontrés pour la dernière fois le 15 août dans l’État américain de l’Alaska.
Par ailleurs, le porte-parole Anouar El Anouini a réaffirmé le soutien de l’Union européenne à la Cour pénale internationale (CPI), alors que des questions se posent sur les obligations de la Hongrie après sa décision de se retirer du Statut de Rome.
"Le retrait prendra effet un an après la notification au dépositaire. Soyons clairs : cette décision n’affecte pas l’obligation d’un État de coopérer dans les enquêtes et procédures engagées avant cette date",
a-t-il souligné.Le 3 avril, peu après la visite du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu à Budapest, la Hongrie avait annoncé son intention de se retirer de la CPI. En mai, le Parlement hongrois a adopté une loi lançant le processus de retrait, qui devrait s’étaler sur un an.
Dans le cadre de son enquête sur les crimes commis en Ukraine, la CPI avait émis en mars 2023 un mandat d’arrêt contre Vladimir Poutine.

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