Le Ghana appelle l'Afrique à s'unir pour obtenir des réparations pour l'esclavage

Le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, a appelé mardi ses homologues africains à faire front commun pour obtenir des réparations pour l'esclavage transatlantique et les dommages causés durant l'ère coloniale.
Aucune somme d'argent ne peut réparer les dommages causés par la traite transatlantique des esclaves et ses conséquences. Mais il s'agit d'une question que le monde ne peut plus ignorer.
Toutefois, le président ghanéen n'a pas précisé la forme que pourraient prendre les réparations financières pour l'esclavage transatlantique, qui a organisé le commerce de millions de personnes d'Afrique de l'Ouest et centrale.
Le président ghanéen, dont le pays a été le premier du continent à accéder à l'indépendance en 1957, avait déjà réclamé réparation devant l'Assemblée générale de l'ONU en septembre.
Le Fort de Cape Coast au Ghana, ancien comptoir colonial de la traite négrière, est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1979.
Récemment, certains chefs d'Etat occidentaux ont commencé à reconnaître les torts commis au cours de cette époque en Afrique, et des musées ont commencé à restituer des trésors et des œuvres d'art africain volés.
Le Bénin, voisin du Nigeria, a inauguré l'année dernière une exposition de ses œuvres d'art et de ses trésors restitués par la France après deux ans de négociations.
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