Interrogé par la télévision britannique, Barrot a indiqué que l'utilisation de missiles français à longue portée par l'Ukraine en territoire russe relevait de la "logique de l'autodéfense".
Il n'a toutefois pas confirmé si ces armes avaient déjà été utilisées dans de telles opérations. "Le principe a été établi... Nos messages au Président ukrainien Zelensky ont été bien reçus",
a-t-il déclaré, faisant écho aux propos tenus par le Président français Emmanuel Macron, qui avait exprimé plus tôt cette année son ouverture à l'idée que l'Ukraine puisse utiliser des missiles français au-delà de ses frontières.Ces déclarations interviennent dans un contexte d'escalade, où des missiles britanniques et américains à longue portée ont été utilisés pour la première fois en territoire russe,
selon les médias de ces pays.Barrot a également insisté sur la nécessité pour les alliés occidentaux de ne pas limiter leur soutien à Kiev. "Nous ne devons pas établir ou exprimer de lignes rouges",
a-t-il martelé. À la question de savoir si cela inclut l'éventuel engagement de troupes françaises dans le conflit, il a répondu : Nous n'écartons aucune option.
Le ministre a souligné l'importance stratégique de ce soutien pour l'Europe. "Chaque kilomètre carré gagné par l'armée russe rapproche cette menace de l'Europe",
a-t-il déclaré, tout en évoquant une éventuelle adhésion de l'Ukraine à l'OTAN, une demande récurrente de Volodymyr Zelensky. "Nous sommes ouverts à cette possibilité",
a-t-il laissé entendre. Enfin, Barrot a prédit une augmentation des budgets de défense occidentaux pour faire face aux nouveaux défis posés par la guerre en Ukraine.
Si nous voulons faire plus, nous devrons dépenser plus.
Ces déclarations surviennent alors que la guerre a franchi un tournant critique : les drones ukrainiens ont récemment ciblé plusieurs dépôts d'armements russes, infligeant de lourdes pertes en munitions à la Russie, selon la BBC.
Pour rappel, le 24 février 2022, la Russie a lancé une offensive militaire en Ukraine, ce qui a provoqué de multiples réactions à l'échelle internationale, notamment de l'Union européenne et des États-Unis, ainsi que l'imposition de sanctions financières et économiques à l'endroit de Moscou et l'octroi d'un soutien militaire et financier à Kiev.
La Russie affirme être intervenue pour protéger les populations russophones majoritaires dans les régions séparatistes du Donbass, notamment celles de Donetsk et de Lougansk qui souhaitaient obtenir leur indépendance de l'Ukraine et qui ont fini par être annexées par la Russie suite à deux référendums tenus en septembre 2022 dans ces territoires.
Par ailleurs, la Russie pose comme préalable pour mettre un terme à son opération, le renoncement de l'Ukraine à ses plans d'adhésion à des entités et alliances militaires, dont l'Otan, et l'adoption d'un statut de "neutralité totale",
ce que Kiev considère comme étant une "ingérence dans sa souveraineté".
Pour la première fois depuis le début de la guerre, en 2022, des troupes ukrainiennes mènent, depuis le 6 août, des attaques de grande envergure sur le sol russe, notamment dans la région Koursk, frontalière de l'Ukraine.

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