Le président libanais en route pour Washington et Trump
14:03, 18/07/2026, samedi
AFP

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Joseph Aoun, Président du Liban.Le président libanais Joseph Aoun a quitté Beyrouth samedi matin en direction de Washington, où il doit rencontrer Donald Trump, dans le cadre de négociations sur le retrait israélien du sud du Liban, a indiqué la présidence.
Une visite historique aux États-Unis
Joseph Aoun a quitté Beyrouth samedi matin à destination de Washington, marquant la première visite d'un chef d'État libanais aux États-Unis depuis 2009. Cette année-là, Michel Sleiman avait été reçu par Barack Obama à la Maison Blanche. Le voyage intervient alors que Beyrouth et Israël négocient, sous l'égide américaine, la fin de l'état de guerre entre les deux pays.
Agenda diplomatique à la Maison Blanche
Au programme de cette journée, un
"sommet libano-américain"
prévu à la Maison Blanche, a précisé la présidence dans un communiqué. Joseph Aoun doit également s'entretenir "avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu"
, notamment dans le sud du pays. Les discussions porteront également sur le "retrait d'Israël des régions libanaises qu'il occupe"
, a-t-elle ajouté.Avancées des négociations indirectes
Par ailleurs, le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, facilitées par Washington. Les deux parties ont conclu un accord-cadre le 26 juin, prévoyant le déploiement de l'armée libanaise dans des
"zones pilotes"
évacuées par Israël. Cette mesure reste toutefois conditionnée au désarmement du Hezbollah, qui occupe une partie du sud du pays.De plus, à l'issue d'une sixième session de négociations tenue à Rome, les délégations sont parvenues
"à un accord sur la structure et les lignes directrices"
du processus, selon un responsable américain. Dans ce contexte, l'armée libanaise a commencé à renforcer ses patrouilles dans plusieurs villages jouxtant les zones occupées par les forces israéliennes, indiquant une volonté de réaffirmer la souveraineté de l'État sur ces territoires.Tensions persistantes et alerte américaine
Toutefois, le cessez-le-feu reste fragile. Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans une nouvelle guerre le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l'Iran, son allié. L'armée israélienne poursuit depuis des frappes limitées dans le sud et procède à des destructions dans les villages qu'elle occupe, selon les médias officiels libanais.
Samedi, l'Agence nationale d'information (Ani) a fait état de nouvelles frappes contre deux localités situées en bordure de la zone occupée, dans les régions de Tyr et de Nabatiyé. Dans ce contexte de tensions régionales, l'ambassade des États-Unis au Liban a conseillé vendredi à ses ressortissants de
"ne pas voyager au Liban".
Pour rappel, l'accord-cadre conclu fin juin vise à mettre un terme à l'état de guerre entre les deux pays voisins, alors que les hostilités ont fait plusieurs milliers de morts et déplacé des centaines de milliers de personnes dans la région.