Iran : fermeture du Centre de langue française pour activités illégales
16:40, 20/09/2026, dimancheM: Mise à jour: 17:44, 20/09/2026, dimanche
AA

X
Fermeture du Centre de langue française pour activités illégalesLes autorités iraniennes ont ordonné la fermeture du Centre de langue française (CLF) affilié à l'ambassade de France à Téhéran, l'accusant de mener des activités illégales, selon un communiqué de la justice iranienne rendu public dimanche.
Fermeture ordonnée par le parquet
Selon l'agence Mizan, organe du pouvoir judiciaire iranien, le parquet de Téhéran a ordonné dimanche la fermeture immédiate du Centre de langue française (CLF), un établissement affilié à l'ambassade de France accusé d'opérer illégalement sous couvert d'enseignement linguistique depuis plusieurs années. Cette décision intervient dans un contexte de tensions persistantes entre les deux pays.
"Par décision du parquet de Téhéran, le centre illégal affilié à l'ambassade de France à Téhéran (connu sous le nom de CLF), qui opérait depuis des années sous couvert d'enseignement des langues, a été fermé",
a indiqué l'agence dans son communiqué. Cette mesure s'inscrit dans une série d'actions récentes visant les institutions étrangères présentes sur le sol iranien.Accusations de menaces à la sécurité
Selon le parquet de Téhéran, cité par l'agence semi-officielle Tasnim, l'établissement poursuivait délibérément ses activités malgré plusieurs mises en demeure préalables visant à régulariser sa situation administrative. Les autorités iraniennes estiment que ce centre constituait une menace déguisée pour la stabilité nationale.
Par ailleurs, les autorités iraniennes accusent notamment le centre d'avoir mené des activités portant atteinte à la culture du pays et à la sécurité nationale. Elles évoquent également l'identification de personnes, la constitution de réseaux clandestins ainsi que la facilitation du départ d'Iraniens qualifiés vers l'étranger, des actes qualifiés d'ingérence étrangère.
Silence français et contexte diplomatique
Aucun détail supplémentaire n'a été fourni dans l'immédiat sur les éléments étayant ces accusations sérieuses ni sur les preuves collectées. De leur côté, les autorités françaises n'ont pas encore réagi officiellement à cette décision unilatérale, tandis que les relations diplomatiques entre Téhéran et Paris demeurent particulièrement tendues ces derniers mois.
À lire également:

International
Iran: Washington décide de reprendre les frappes, Téhéran menace

International
Iran-Pakistan : Islamabad plaide pour la sécurité énergétique et maritime

International
Macron consulte les partis sur les crises internationales