Inondations Afrique de l'Ouest : 59 morts en Côte d'Ivoire, vigilance généralisée
18:03, 10/07/2026, vendredi
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@nanana365mediaX
Le gouvernement a signalé au moins cinq décès à la suite de pluies torrentielles, qualifiées d’inédites, qui ont frappé plusieurs régions du pays les 28 et 29 juin 2026.Les pays côtiers d'Afrique de l'Ouest font face à des inondations exceptionnelles. La Côte d'Ivoire déplore 59 morts et le Ghana 34 victimes, tandis que le Togo, le Bénin et le Nigeria renforcent leur vigilance face à la poursuite des intempéries.
Une vague d'intempéries meurtrière
Au moins 125 personnes ont perdu la vie depuis la fin juin dans les pays côtiers d'Afrique de l'Ouest, selon les bilans officiels.
De la Côte d'Ivoire au Nigeria, en passant par le Ghana, le Togo et le Bénin, des pluies exceptionnellement abondantes ont provoqué des dégâts considérables aux infrastructures et déplacé des dizaines de milliers de personnes.
Côte d'Ivoire : le bilan le plus lourd
La Côte d'Ivoire demeure le pays le plus durement frappé par ces inondations. D'après l'Office national de la protection civile (ONPC), relayé par l'Agence Ivoirienne de Presse (AIP), les pluies diluviennes des 28 et 29 juin ont causé la mort de 59 personnes, entraînant des glissements de terrain et des éboulements qui ont paralysé Abidjan pendant près de 48 heures.
Par ailleurs, les autorités ont placé plusieurs communes stratégiques, notamment Cocody, Bingerville, Songon et Yopougon, en vigilance orange.
Le directeur des opérations de l'ONPC, le colonel Yépésina Marius Yéo, a évoqué
"une combinaison de facteurs climatiques et humains"
, attribuant la situation à l'intensification des précipitations et au non-respect des mesures de prévention par une partie de la population. Selon la même source, près de 60 unités de protection civile ont été mobilisées et plus de 5 000 actions de sensibilisation menées depuis le début de l'année.
Crise humanitaire au Ghana et au Togo
Au Ghana, les inondations ont provoqué une crise humanitaire de grande ampleur. Selon l'Organisation nationale de gestion des catastrophes (NADMO), le dernier bilan est monté à 34 morts, tandis que 89 736 personnes ont été déplacées dans sept régions.
La région du Grand Accra concentre à elle seule plus de 54 000 déplacés. Richard Amo Yartey, directeur de l'inspection au sein du NADMO, a averti que
"le bilan humain pourrait encore s'alourdir"
à mesure que les équipes de secours poursuivent leurs recherches.De plus, au Togo, les fortes pluies des 28 et 29 juin ont causé la mort d'au moins cinq personnes. Les autorités togolaises estiment que les précipitations ont atteint
"des seuils d'une ampleur inédite dans l'histoire récente de l'ensemble des pays du Golfe de Guinée"
. Le gouvernement a activé le Plan ORSEC sous la coordination de l'Agence nationale de protection civile (ANPC) pour mener les opérations de secours.Vigilance accrue dans la région
Toutefois, d'autres pays de la région renforcent leur vigilance. Au Bénin, le ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique a annoncé le renforcement des mesures de prévention alors que les prévisions météorologiques annoncent la poursuite des fortes pluies.
L'Agence béninoise de protection civile alerte notamment sur les risques liés au débordement des cours d'eau et à l'effondrement d'habitations fragilisées.
En outre, le Nigeria, première économie du continent, est également confronté à une aggravation des risques.
Selon l'Agence météorologique nigériane (NiMet), le mois de juillet devrait être l'un des plus pluvieux de l'année, avec 27 États potentiellement affectés par des crues, notamment Lagos, Ogun et Bayelsa. Les quartiers de Lekki et Ikoyi, à Lagos, ont déjà subi d'importantes inondations urbaines.
Facteurs structurels et perspectives
Au-delà des bilans humains, ces inondations remettent en lumière les vulnérabilités structurelles des grandes villes du Golfe de Guinée.
Plusieurs organismes nationaux soulignent que l'urbanisation rapide, l'occupation de zones à risque, le mauvais entretien des systèmes de drainage et la gestion insuffisante des déchets amplifient considérablement les effets des précipitations extrêmes.
Dans ce contexte, les autorités appellent les populations à éviter les constructions dans les zones inondables et à respecter les consignes d'évacuation.
Pour rappel, les prévisions météorologiques indiquent que les précipitations devraient rester supérieures aux normales saisonnières dans plusieurs pays du Golfe de Guinée jusqu'à la fin du mois de juillet, alors que la saison des pluies ne fait que commencer dans une grande partie de l'Afrique de l'Ouest.
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